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Les Cockt’Elles passent le swing au shaker

Swing Cockt'elles (photos Paul Evrard)

Swing Cockt’elles (photos Paul Evrard)

Les Swing Cockt’Elles,  17 décembre 2016, Le Petit Duc à Aix en Provence,

 

C’est un trio vocal ; elles sont donc quatre !

Quatre à occuper à fond cette scène du Petit Duc, à Aix en Provence.

Quatre (1) qui chantent (même la pianiste a une fort jolie voix ! et sait s’en servir), dansent, jouent la comédie, swinguent et vocalisent sur des airs entraînants des années 40. Mais pas que, puisqu’on croise aussi Britney Spears, Jacques Brel ou Sabine Paturel.

Ces « Drôles de dames » s’y entendent pour mettre l’ambiance. Elles allient une technique vocale tirée au cordeau et une pêche d’enfer qui emporte les spectateurs dans un rythme de plus en plus endiablé, les faisant passer de Mr. Sandman à Toxic, avec des escales par Carmen, Brassens ou les Triplettes de Belville. Mélange détonnant de quatre voix en « close harmony », dans la filiation des Andrew Sisters, des Double Six ou des plus actuels Cinq de Cœur et Grandes Gueules… le piano en plus : les Swing Cockt’Elles mixent les genres à l’infini, jonglent avec les « standards », les styles, les langues… Elles secouent et malaxent au shaker la musique classique et les chansons pop… Chacune d’entre elles possède une technique de chanteuse lyrique, mais toutes elles savent l’utiliser pour jeter des ponts entre le lyrique, le jazz et la variété. Qui de nos jours est capable de cette prouesse ? Elles alternent le rire et l’émotion, font éclater les chansons (ah ! le mélange de La vie en roseMon homme et Mon mec à moi… j’en redemande !), dynamitent les génériques des séries TV, pulvérisent les messages publicitaires, atomisent les musiques de films… le tout avec une suprême élégance.

3812886_origLa fondatrice du groupe s’est aussi mise à l’écriture et à la composition. Deux de ses chansons figurent sur leur (pour l’instant) unique CD : Amour, swing et beauté.

Humour, rythme, complicité, joie de vivre et de chanter ensemble… les Swing Cockt’Elles arrivent à faire oublier les heures de travail que doit demander la construction d’un tel répertoire, pour ne garder que l’apparente facilité du patineur qui sourit en enchaînant les triple sauts.

Merci à l’équipe du Petit Duc (qui propose, cette année encore, une fort belle programmation : jazz le vendredi, chanson le samedi) qui a permis à ceux qui avaient manqué ce spectacle l’été dernier au off d’Avignon –j’en suis !– de le découvrir enfin !

 

Le site des Swing Cockt’Elles, c’est ici. (1) les Swing Cockt’Elles sont composées d’Annabelle Sodi-Thibault (la grande brune), d’Ewa Adamusinska-Vouland (la grande blonde aux cheveux longs), de Marion Rybaka, (la petite brune) et d’Estelle Sodi-Lunghi, la pianiste (blonde aussi, mais cheveux plus courts). Durant le concert, on entend, entre autres, Mr. Sandman, Les triplettes de Belleville, La recette de l’amour fou, Hit the road Jack (en français, anglais, polonais…), Summertime, Embrasse-les tous, La vie en rose, Mon mec à moi, Mon homme, Toxic (Britney spears), Carmen et Ne me quitte pas.

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Et si, par gourmandise, vous en voulez plus :

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Une réponse à Les Cockt’Elles passent le swing au shaker

  1. Anna Coluthe 1 janvier 2017 à 0 h 02 min

    Merci beaucoup pour cet article sur un type de formation musicale — le trio féminin harmonisant — dont on n’entend guère parler dans la chanson française ;-) (du moins à ma connaissance).
    J’en profite pour préciser que dans le créneau des reprises-adaptations-compositions dans le swing, on a aussi, dans le coin où j’habite, les Sand Sisters, ou les Quat’Z'Elles, qui défendent chacunes — aurait-on envie d’écrire — brillamment leur identité et leur proposition artistique. Bien sûr, à mes yeux, les championnes toutes catégories sont les Glossy Sisters, dont je conseille à tout le monde d’écouter (entre autres) l’Accordéoniste.
    Mais surtout, ça me réjouit de constater que l’on peut chanter du jazz — ou des arrangements jazzés — en français ! Et qu’entre le jazz et la java, il ne faut pas faire de choix !
    Alors longue et bonne route aux Cock’T'Elles et au plaisir de les voir peut-être sur scène le jour où elles passeront près de chez moi !
    Je leur souhaite longue vie car on ne peut que se réjouir de

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