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Pascal Parisot et Pompon au musée d’Orsay

Pompon 1Vous connaissez Pompon Pompon ? Réfléchissez… Vous êtes au musée d’Orsay. Y trône L’Ours blanc, statue animalière de marbre du sculpteur français François Pompon, de 1922. Vous y êtes donc, restez-y. Vous êtes dans les murs, les portes viennent de se fermer au public. Le musée est vide, les œuvres peuvent enfin respirer, entre elles. Spectateur privilégié, vous les voyez se mouvoir. Particulièrement ce Pompon Pompon qui depuis longtemps rêve, comme tout ours polaire qui se doit, de découvrir la banquise. Alors, il en prend le chemin…

Ce genre de résolution, quelque soit la destination, grand Nord ou Pampa, la lune même, est le point de départ de nombre d’aventures consignées sur de jolis livres illustrés. Ici, c’est un disque. C’est toujours l’occasion de découvrir le monde et ceux et celles qui le peuplent, c’est la porte ouverte à la connaissance.

J04954_Pompon_LesAlbumsMusique_COUV.inddIci, celle du musée d’Orsay et des œuvres qui y sont exposées. Peu importe d’ailleurs le casting impressionnant de ce disque (Aldebert, Jeanne Cherhal, Barbara Carlotti, Albin de la Simone, Faada Freddy, Clou, La Grande Sophie et Pascal Parisot), les vraies vedettes sont les œuvres qui, l’une après l’autre, vont se présenter et entrer dans l’action, faire leur tour de piste. Comme Le Chevalier aux fleurs (1894) de George Rochegrosse : « Je suis le chevalier Parsifal / A la recherche du Saint-Graal ce pré au milieu des fleurs / Je suis sans reproche et sans peur ». Ou La Charmeuse de serpent du douanier Rousseau (1907), dans sa jungle fantastique inspirée tant du Jardin des plantes que du Muséum d’histoire naturelle : « Dans le crépuscule / Près d’une spatule / Une ombre, aux yeux perçants / Fait danser tous les serpents… » Il y a les monstres du musée, ceux de Léopold Chauveau, de 1911 à 1919, les Marfou, Grapus et Pernimase. Et La Petite danseuse de quatorze ans d’Edgar Degas, surprenante de réalisme, avec son tutu en tulle et son ruban de satin. Elle non plus, pas plus que les autres, ne sait le chemin de la banquise et ne peut renseigner Pompon Pompon. Ni le Bouddha, ce pastel sur papier beige d’Odilon Redon ni La Sorcière au chat noir, cette huile sur toile de Paul Ranson n’orientent Pompon…

On ne va pas vous faire visiter tout le musée, mais cette épopée le fait en partie, dévoilant les trésors artistiques d’Orsay. Avec à chaque fois une chanson. Le livret bien sûr reproduit les œuvres concernées en plus des dessins de Charles Berberian (vous savez, le dessinateur du Journal d’Henriette !). Car dans ce disque, qui par ailleurs est aussi un spectacle, un vrai, se croisent du beau monde. Et en premier lieu le récitant, Bruno Podalydès.

Nous ne dévoilerons pas ici la suite, le terme du voyage de Pompon Pompon, car divulgâcher est un vilain métier, c’est gâcher le plaisir qui reste. Et ne pouvons qu’inciter à l’acquisition de ce précieux CD au livret si fourni, si généreux. S’instruire par l’art est si bien, est si beau…

 

Pascal Parisot, Pompon Pompon, enquête au musée d’Orsay. Dès 7 ans. Musée d’Orsay/La Furieuse/Sony music 2024. Existe aussi en livre-CD chez Gallimard jeunesse.

À nouveau en concert du 14 au 22 mars 2026 à 11h au Théâtre Saint-Georges à Paris. 

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