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Le double féminin de Yoanna

Yoanna (photo Christine Ruffin)

Marie-Claude Castendet est émue. Et pourtant des artistes elle en a vu, elle en a défendu, depuis le temps qu’elle est attachée de presse, à vanter à des journalistes souvent durs d’oreilles les qualités de ses protégés du moment. Mais là, plus encore, c’est du lourd ; peut-être le disque de cette année 2012. Et c’est elle qui a charge de le promouvoir. Ce disque ? Le deuxième opus de Yoanna, Un peu brisée, bijou comme il est rare.
Je viens de chroniquer cet album pour Le Petit format : « Une femme à gouaille et à bretelles. Pour moins que ça, on vous code-barre « nouvelle chanson réaliste » pour l’éternité. Même si la filiation est tentante, l’art de Yoanna puise à bien d’autres sources, explore d’autres réalités, bien moins soumises. Et des sons plus scandés. Yoanna parle de la femme, de la féminité, du double féminin : celle qui construit, celle qui défait. Amours ratés, adolescence tardive, désir de liberté. Ce disque sera l’un des coups de cœur de l’année à venir : c’est un pur joyau. D’écritures textuelle et musicale, d’interprétation aussi par cette voix fragile et forte, qui contient en elle toute la gamme de l’émotion, sans pathos, dans la tendresse comme dans la crudité des mots. Malgré quelques orchestrations luxuriantes (aaah, ces cordes !), il y a là une remarquable épure. Tout est dans l’équilibre : dans ce verbe qui fouille l’intime, ces musiques qui se heurtent et se fécondent les mêmes portées, cette insolence qui s’impose comme sagesse. On connaissait Yoanna, par un premier album (Moi, bordel !) et par une présence en scène qui ne laisse personne indifférent. Ce nouvel opus est plus qu’un sursaut qualitatif : c’est la cours des grands ! »
C’est rare qu’effectivement un disque s’impose à vous de telle manière, comme une évidence. Qu’il revienne sur la platine de lui-même, souvent, par nécessité autant que par gourmandise. Il y a ici tout ce qu’on sait de Yoanna. Sa part d’impertinence, d’insolence. Ses vérités, son bon sens. Sa sensibilité à fleur de mots. Comme la mise à nu d’un corps, d’une âme. Tout, et plus encore. Certains parleront de « nouveau format », de « nouvelles ambiances » : je crois plutôt que Yoanna est elle-même, s’exposant plus encore à mesure de l’accomplissement de son art, sans mise en scène autre que son énergie. Et de son talent, énorme !

Yoanna, Un peu brisée, 2012 (sortie le 14 février), Matcha/Musicast. Le site de Yoanna, visiblement en reconstruction, c’est ici ; son myspace est là. NosEnchanteurs a déjà publié des articles sur Yoanna. En vidéo, extrait de son spectacle, antérieur à ce nouvel album.
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8 Réponses à Le double féminin de Yoanna

  1. yoanna 15 janvier 2012 à 14 h 00 min

    merci a vous !!!!

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  2. val 15 janvier 2012 à 14 h 21 min

    je vais courir les voir sur scène !!!

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  3. gandon 15 janvier 2012 à 16 h 23 min

    oouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! mais qu’est-ce qu’on attend ???
    merci pour l’info !

    Répondre
  4. lety 15 janvier 2012 à 16 h 32 min

    Brava !! Bello sei grande !! Siete Grandi ! bisous

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  5. patrickclemence 16 janvier 2012 à 12 h 51 min

    Merci à vous belles demoiselles ! (ou mesdames va savoir ?)

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  6. Rom1 16 janvier 2012 à 14 h 59 min

    ça a l’air super mais le teaser est beaucoup trop long…

    Répondre
  7. Nicolas Esprime 13 avril 2012 à 0 h 27 min

    http://vimeo.com/36355297

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