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Nonolimite, sans vraiment de limites

nonolimiteOn nous dit que le disque ne se vend plus. Est-ce pour ça qu’enfin on en voit sortir des plus beaux que d’autres, dans la forme si ce n’est dans les sillons, des plus fous, des plus originaux, des plus invendables ? Celui-là est un double album. L’un est plutôt « chanson » (my god, le vilain mot !), l’autre carrément « rock ». En fait les deux faces de Nonolimite & Les Psycho Potes, groupe de chanson-rock « à géométrie variable » (ça englobe aussi le reggae, le disco, la samba, le blues, le funk… tous styles, sans compromis ni état d’âme). Ils auraient pu en faire deux albums distincts, d’autant que les titres en sont différents, à vendre selon le public en présence, selon les occasions, selon le degré de pollution dans l’atmosphère : un jour je vends le chiffre pair, l’autre impair. Mais non, eux groupent le ying et le yang, le blanc et le noir (c’est la dominante tant de leur digipack que du livret), s’exposent dans leurs différences, mélangent les genres.

L’amateur exigeant et totalement puriste de la chanson passera son chemin : c’est d’la p’tite chansonnette pas farouche, plutôt bien faite mais c’est pas avec ça qu’ils postuleront, qu’ils pustuleront non plus, à l’Académie française. D’ailleurs, au gré de la track-list (j’utilise ce mot rien que pour m’attirer les foudres des gardiens littéraires de ce site et provoquer de possibles commentaires), on y trouve des titres signifiants (mais loin d’être insignifiants) : Chanson sans thème, Chanson sans nom, Chanson sans finJ’autobestofise ! même. Et Le poinçonneur des lilas du père Gainsbourg tout de même, histoire de se raccrocher un peu au socle chanson, à nos valeurs communes. A part ça, ils chantent et s’amusent : « Ma Muse : ma zic s’amuse / Je visualise ses ruses / J’en connais les coins et les recoins / Jeux de mots boiteux et tout le tintouin. »

L’intérêt d’un tel disque peut ne pas sauter aux yeux oreilles. Je le vois l’entend comme la promesse d’un (bon) concert à venir, avant d’y aller justement. Ou comme la trace, le souvenir du (très bon) concert auquel on vient d’assister et que, toute foule sentimentale que nous sommes, on a emporté avec nous par le truchement de cette double galette.

Les Psycho Potes sont un gros combo, eux aussi à géométrie variable selon les cas, une presque fanfare (tant qu’ils ne semblent pas tous tenir sur la même photo). Eux et Nonolimite sont nourris d’influences diverses, de Corbier à La Ruda, des Wampas à David Vincent et ses mutants, de Giédré à Barcella, de Spicy Pickles à Tournée générale (la liste est longue qu’ils impriment sur le livret), un plaisir sans conséquences mais avec possible addiction et touche replay : « Et quand cette chanson s’arrêtera / Promets-moi que ça continuera / Pas de fin entre toi et moi. »

 

Nonolimite & Les Psycho Potes, éponyme, Quart de lune/Socadisc 2015. La page facebook des Nonolimite & Les Psycho Potes, c’est ici. En concert à Sedan le 4 avril 2015, à Reims le 8, à Binarville le 17, à Reims de nouveau le 19, à Troyes le 24, à Sainte-Ménehould le 25, à Nice le 29, à Echirolles le 30, à Saint-Priest le 2 mai, à Lyon le 4, à Namur le 8.

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Une réponse à Nonolimite, sans vraiment de limites

  1. Danièle Sala 7 avril 2015 à 8 h 36 min

    Nonolimite, hétéroclites, éclectiques, électriques, au gré de la track list, comme la boutique, sur leur site .

    Répondre

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