Tout tout tout sur Johnny Hallyday, « au jour le jour »
Il existe tant et tant d’ouvrage sur Johnny Hallyday que c’en est quasi une subdivision de l’édition. On parle en effet de six à sept cents livres à l’idole dédiés. En voici un nouveau, le premier volume d’une série de quatre, qui nous dévoile Johnny au jour le jour.
En fait ce livre-éphéméride a déjà existé, paru il y a vingt ans aux éditions Tournon, et préfacé par Michel Mallory. Ce fut même, à consulter Wikipédia, le premier ouvrage de Frédéric Quinonéro : trente-deux autres (hors romans) suivront dont cinq sur Johnny Hallyday et deux sur Sylvie Vartan.
Cette réédition en quatre tomes, corrigée et augmentée, est, fait rare, autoproduite. De plus en plus d’ouvrages biographiques le sont (on l’a vu il y a peu avec Alain Poulanges et son livre sur Jamait ; on le verra encore avec son prochain livre sur Juliette) : ce n’est plus que les éditeurs jadis courageux soient devenus frileux, ils ne parient plus une tune dans ce genre de livres.
Revenons à Johnny au jour le jour. Ici pas d’analyse, pas de vie romancée, seuls des faits : tel jour, tel fait. Ce premier volume va de 1943 à 1966. Avec en préambule, « aux racines du destin », 35 ans de prélude jusqu’au mardi 13 juin 1943, dans Paris sous l’occupation : « A l’aube, Huguette Clerc, prise des douleurs de l’enfantement, est conduite par un car de Police-secours à la clinique de la Villa Marie-Louise, au 3 cité Malesherbes, dans le quartier de la rue des Martyrs. A ses côtés se tient Léon Smet. Faute de chambre disponible, la future mère est installée provisoirement dans un lit d’appoint. Vers 13 heures, elle met au monde un petit garçon blond, aux yeux bleu clair et légèrement bridés : Jean-Philippe Léo. L’enfant pèse 3,5 kg. Il porte le nom de sa mère, car son père n’est pas encore divorcé de sa précédente épouse ». Selon la formule, vous connaissez la suite. Vraiment ? Car Quinonéro va, jour après jour, article de presse après article de presse, avec une intéressante iconographie, dérouler la vie de l’enfant vite devenu, à la faveur d’une audition capitale en décembre 1959, l’idole que l’on sait.
Frédéric Quinonéro (photo non créditée)
Le premier volume s’arrête aux derniers jours de 1966. Il n’en comporte pas pas toute l’ascension de Johnny, un paquet de tubes comme s’il en pleuvait, son service militaire, son mariage en avril 1965 avec Sylvie (le magazine La Vie catholique titre en couverture « Il est fini le temps des copains »), la naissance de David, une tentative de suicide et la sortie de Noir c’est noir, son divorce en octobre 1966… La vie de Johnny est dense, va vite. Et Quinonéro, en habile et scrupuleux biographe, la consigne au jour le jour, avec une absolue précision.
Que ce livre (et les trois autres volumes à venir) soit la bible des fans de Johnny est une évidence. Mais, même si vous ne comptez pas dans cette fraternité de fans – c’est mon cas – vous trouverez ce livre passionnant, qui se dévore sans faim. Presque sans fin.
Frédéric Quinonéro, Johnny au jour le jour, 1943-1966. La Libre Edition 2026, 170 pages, 22 euros. On le commande soit sur Amazon soit auprès de l’auteur : quinonero.frederic@orange.fr



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