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Barjac 2026. Les Copines tiennent le bon bout

 

Les Copines aux Papotages (photo MK)

Les Copines au jardin des Papotages (photo MK)

28 juillet 2026, festival Barjac m’en chante, Jardin des papotages à Barjac,

 

D’abord des nouvelles de La Petite Charlotte, qui « se masturbe de sa carotte » : une p’tite dose de carotène à l’heure de l’apéro est toujours bonne pour le teint…

Maylis Raynal, Laura Etchegoyhen et Manon Irigoyen, nos Copines, ont sévi hier a cappella au même endroit, sous cet arbre qu’est même pas un chêne. Dommage pour les glands. Elles ont pour nom celui d’un album de Reiser, qui jetait alors un regard cru sur les femmes, le couple et la sexualité. Ces nouvelles Copines, c’est presque pareil qui, sous couvert de la sauvegarde de la tradition, vous exhument de derrière les fagots ou d’un lit de paille le grand cru des chansons osées, une ode à la chose et à ce qu’on en fait. Ceci dit, elles le précisent et le chantent : « N’en déplaise aux phallocrates / Ce que je préfère c’est la chatte / Ne me parlez pas de la bite / La chatte m’habite ». Mine de rien, ça ressemble à un manuel de savoir vivre et de bien baiser, pour l’essentiel à l’usage des dames. « Oh mon berger fidèle / Viens-t’en te reposer sur mon cœur / Mets-moi donc ta bite dans l’cul / Et qu’on n’en parle plus ». Rien qu’à cette invit’… Convenez avec moi que la tradition a du bon et que ce patrimoine immatériel mérite qu’on lui accorde une oreille. Et la queue. Constatez aussi que c’est la première fois que Barjac m’en chante offre une place à ce genre de chanson qui tombe en désuétude (d’autres que moi diraient qu’il se barre en couilles).

« J’entends dans le lointain mon chien qui baise, qui baise », et le public d’aboyer : Barjac est une meute, qui en temps normal réfrène ses instincts. Pas là.

La comparaison qui vient à l’esprit, très partagée parmi le public ma foi connaisseur, c’est que nous avions là la version féminine de PMQ (Parité Mon Q), groupe de six grands gaillards par ailleurs inconnu du festival. Car, comme eux, loin de n’entonner que des chansons de corps de garde, de fins de banquets avinés, Les Copines poussent le vice à les peaufiner, je n’ose dire les lustrer, y faire comme toilettage, petite lessive. En se les mettant ardemment, goulûment en bouche, elles les harmonisent, en exhalent toute la suavité. C’est à l’église qu’elles ont en partie développé leur goût pour le chant polyphonique et leur amour pour le chant liturgique « ave, ave, ave le p’tit doigt » aiment-elles préciser. « Touche-toi l’anus / Et sens-toi le doigt ». En canon, juré que c’est délicieux.

Hommes durs et tétons pointus, nos jeunes femmes qui ont développé leur art dans un lycée sport-études auprès de virils rugbymans ont l’art sinon la pratique, le vocabulaire et l’immense talent de le chanter : « Quand je bande, ma pine touche mon ventre / Que je ne bande plus, ma pine touche mon cul ». La libido est leur credo.

On sait ou on devine les moult synonymes du sexe masculin. On en sait aussi du féminin. Mais qui n’est pas du Sud-Ouest peut ignorer la signification du mot « choune » (pauvre de moi qui suis natif du Nord-Est…) : nos Copines en font ample allégorie. Merci.

 

La page facebook Les Copines, c’est ici.

 

« Branle Charlotte » : Image de prévisualisation YouTube

« Et incarnatus est » : Image de prévisualisation YouTube

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