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Sardou s’ennuie ?

Michel Sardou vient de sortir hier son nouvel opus, Être une femme, provoquant déjà quelques réactions, de petits remous, juste ce qu’il faut pour promouvoir plus encore ce pourtant non-évènement. Ce papier remonte à avril 2001, au palais des spectacles de Saint-Étienne. Un beau concert, certes, mais avec la tenace impression que le chanteur s’ennuyait ferme… « en chantant ».

Archive. « Terres brûlées / Au vent / Des landes de pierre… » Sardou, smoking ouvert et nœud pap’ défait, avance sur scène comme en terres celtiques, en plein Connemara. Parti pour deux heures de récital devant un parterre fait de presque trois mille spectateurs. Titres récents ou plus anciens : il les enchaîne, traçant la scène de long en large «en chantant». Et ne fait justement que ça, Sardou, décontracté et déconcertant.
S’il chante avec puissance, bien servi par la sono et par dix-sept musiciens et choristes, il semble être en permanence détaché de ce qu’il interprète. Nulle passion, même quand il « accuse ». Accuserait-il le coup ? Rien, juste peut être quand il chante ce « garçon qui aime un autre garçon ». Et encore… Le spectacle est beau, bien fait, rondement mené. On en a pour son argent. Et ça ne passe pas. Terne car monotone, car monocorde. Pas parce que le chanteur ne sourit jamais d’ailleurs : à trop le savoir, il en sourit de lui-même. On a simplement l’impression que Michel Sardou fait son spectacle… tiens, pour une télé par exemple, invité chez Drucker, et qu’il en oublie qu’il est devant un public qui a fait la démarche d’entrer en contact avec lui : le feed-back est interrompu, rompu, brisé qu’il est par d’impressionnantes herses de lumières, des milliers de spots qui forment à eux seuls un prodigieux spectacle en autosuffisance.
Et les chansons du chanteur qui visiblement s’ennuie ? Apaisées, dirons-nous. Consensuelles. Belles dans la voix d’un Sardou qui est rentré dans le rang, qui n’est plus le trublion réac de la chanson. Quand on pense qu’il y a vingt ans, l’affaire Patrick Henry suscitait chez lui le pénible Je suis pour

Une réponse à Sardou s’ennuie ?

  1. Christian PIERREDON 31 août 2010 à 17 h 42 min

    Michel sardou, c’est n’importe qui.
    Un blaireau parmis les autres, ceux qui le suivent, qui en parlent, lui trouvent un intérêt sont surement « bon public ». Et il en faut des lumières et du son pour faire passer son vide et justifier le prix d’un billet pour ses spectacles.

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