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Dans l’shed, une cabane au Canada

Dans l'Shed (photo Nicolas Blanchard)

Dans l’Shed (photo Nicolas Blanchard)


Venelles, le 12 mars 2016

Spectacle québéco-français (et vice versa) tendance folk chanson et universellement francophone. Ça tombait bien, bien que personne n’en parle ou presque, c’était alors la semaine de la langue française et de la francophonie.

Et nous pouvons compter sur le duo Eric Dion et André Lavergne venu tout droit de sa Gaspésie natale (belle région du cœur du Québec dont la route 132 fait le tour) pour défendre leur langue. Leur nom, c’est Dans l’Shed – oui, tout en étant très attachés à la francophonie, les Québécois mixent aussi beaucoup de mots anglais  prononcés avec l’accent du cru – et ça veut tout simplement dire dans la cabane (au fond du jardin ou, je vous vois venir, au Canada !).

Ces jeunes gens correspondent exactement à l’idée qu’on se fait des Québécois, la voix douce et l’allure saine, inspirés tant des chansons traditionnelles que du folk country blues du continent nord américain, habitués aux grands espaces comme aux grands ou aux petits  sentiments, voyageant dans le Manitoba à Winnipeg, empruntant la Rivière Rouge en une jolie ballade amoureuse, ou rejoignant Paris, Toulouse,  la Provence ou le Lac Léman.

Maniant l’humour avec Le pépé du pénitencier très country qui ne peut guère être coupable, car on n’a jamais vu tueur en marchette (mot québécois pour déambulateur) ou le langage simple du mangeur de « hot-dogs moutarde relish / Des frites pis des croquettes / Des toasts pis des omelettes » même si l’amour qui s’en va  leur coupe l’appétit.
Plus graves pour évoquer le sort des autochtones disparues et plus largement celui de tout un peuple : « Je suis le pays que tu vois pas / Le peuple que tu vois pas / La femme que tu vois pas/ La disparue que tu cherches pas » en une douce mélodie bien balancée qui met du baume à cette tragédie.
Tendres pour évoquer « Toi pis moi dans mon char / Sur la 132 » ou cette parisienne Rue des dames où l’on tombe en amour.
Maniant guitares folk, classique, hawaïenne, ou électrique en véritables virtuoses, et bien qu’ils nous disent  Quand y’a pas d’perdant, y’a pas de gagnant, c’est bien nous qui avons tous été gagnants dans c’coup là !

(La deuxième partie de ce co-plateau était Alcaz : nous y revenons dans notre prochaine édition).

 

Le  site des Dans l’shed, c’est ici. Ce que NosEnchanteurs en a dit, là. Article mis à jour le 29 mai 2023

« Dans l’bois », mars 2016 Image de prévisualisation YouTube
« Rivière rouge », mars 2016 :
 Image de prévisualisation YouTube
« T’sé veux dire », mai 2015 : Image de prévisualisation YouTube
« Quand y’a pas d’perdant, y’a pas d’gagnant », mars 2016 : Image de prévisualisation YouTube

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