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Les Joyeux Urbains, cinq sur cinq

Nos Joyeux Urbains sur la scène de Venelles (photo Nicolas Blanchard)

Nos Joyeux Urbains sur la scène de Venelles (photo Nicolas Blanchard)

5 mai 2017, MJC de Venelles, « Vingt ans des Joyeux Urbains »,

 

Les quatre Joyeux Urbains sont cinq comme les trois mousquetaires sont quatre, ça a été le gag de la soirée. Parce que pour fêter leurs vingt ans, le quatuor fête le retour de  David Roquier.

Outre le discret mais efficace Mathieu Rieusset aux guitares souvent électriques, Ex fan des Pixies oblige, les deux piliers et créateurs du groupe sont Emmanuel Urbanet, mince et élégant bipède, presque Thin Duke, au jeu sobre et retenu, et Arnaud Joyet, boute-en-train tout en rondeur, quasi-sosie de son père Bernard par le physique et l’expression facétieuse. Arnaud est capable de danser sans fatigue des parodies endiablées de jerk et de rock, et les deux chanteurs, comédiens, auteurs et compositeurs rivalisent à un rythme effréné aux jeux de guitares, basses, et  ukulélé, Arnaud y rajoutant le clavier.

Joyeux Urbains Trois Mathieu MJC 2017 N BlanchardTous ces joyeux lurons (rajouter David et Manu aux glockenspiel, percussions, batterie, cajón) sont capables de jouer avec un naturel qui laisse peu au hasard mais bien plus au travail et au talent, avec l’aide de Sébastien Lalanne leur metteur en scène. Mais à les voir pouffer de rire en se regardant, je parierais qu’ils y glissent parfois une part d’improvisation.

Car, dans ce spectacle inénarrable (mais on va quand même essayer), débordant, irrésistible, les chansons sont insérées dans un show humoristique réglé au petit poil. La soirée diapos, rappel de la longue carrière du groupe, photos pas toujours flatteuses à l’appui, et vidéo sans le son pour un oubli de câble. Fausses querelles, réels problèmes humains que tout groupe doit affronter, ils se résolvent toujours en chansons. Il suffit de chanter en direct sur l’image, l’inverse d’un playback en quelque sorte. Effet hilarant garanti !

JALONS DE L'URBAINE JOYEUSETÉ Créé d’abord par Emmanuel Urbanet, dit aussi Manu, ce qui complique l’histoire, et par Arnaud Joyet en 1991 sous le nom de Leitmotiv. D’où le nom choisi par le groupe (qui traduit aussi leur indescriptible vitalité) quand le groupe est passé à quatre, en 1994, avec David Roquier et Mathieu Rieusset. Pour fêter leurs vingt ans, David Roquier (le brun barbu et dégarni), qui avait quelque temps cédé la place aux percussions à Manu Riquier (ne pas confondre), celui qui ressemblerait le plus à d’Artagnan avec ses cheveux longs ondulés (vous suivez toujours ?) est revenu prêter main-forte au groupe, à cinq donc. Sa généalogie est compliquée, en lien avec des groupes et artistes qu’on aime bien, Volo (David Roquier a été leur manager) mais aussi les Wriggles, les Blérots de Ravel (Arnaud Joyet  fut leur metteur en scène et leur bassiste, et a animé le Chouette Chanson Show de Rollin, Tsamère et Simon Astier). Manu Riquier a côtoyé Pigalle, Mano Solo ou Sanseverino, et Emmanuel Urbanet qui chante aussi en solo fait partie des Rois de la Suède, récemment interviewés sur NosEnchanteurs. Donc également un cousinage avec les Fatals Picards. Et toujours prêts pour collaborer avec d’autres artistes, par exemple Debout sur le Zinc. Les Joyeux Urbains distribuent en sortie de concert un coffret de cinq CD vendu pour la modique somme de vingt-cinq euros. Ça fait cinq euros le CD, qui dit mieux, les chansons se suffisent à elles-mêmes, mais que ça ne vous empêche pas de les voir en concert, c’est une expérience inoubliable. Les Joyeux Urbains seront le 6 juin au Festival Paroles & Musiques de Saint-Etienne avec Didier Super et le 3 août à Barjac avec Volo.

JALONS DE L’URBAINE JOYEUSETÉ
Créé d’abord par Emmanuel Urbanet, dit aussi Manu, ce qui complique l’histoire, et par Arnaud Joyet en 1991 sous le nom de Leitmotiv. D’où le nom choisi par le groupe (qui traduit aussi leur indescriptible vitalité) quand le groupe est passé à quatre, en 1994, avec David Roquier et Mathieu Rieusset.
Pour fêter leurs vingt ans, David Roquier (le brun barbu et dégarni), qui avait quelque temps cédé la place aux percussions à Manu Riquier (ne pas confondre), celui qui ressemblerait le plus à d’Artagnan avec ses cheveux longs ondulés (vous suivez toujours ?) est revenu prêter main-forte au groupe, à cinq donc.
Sa généalogie est compliquée, en lien avec des groupes et artistes qu’on aime bien, Volo (David Roquier a été leur manager) mais aussi les Wriggles, les Blérots de Ravel (Arnaud Joyet fut leur metteur en scène et leur bassiste, et a animé le Chouette Chanson Show de Rollin, Tsamère et Simon Astier). Manu Riquier a côtoyé Pigalle, Mano Solo ou Sanseverino, et Emmanuel Urbanet qui chante aussi en solo fait partie des Rois de la Suède, récemment interviewés sur NosEnchanteurs. Donc également un cousinage avec les Fatals Picards. Et toujours prêts pour collaborer avec d’autres artistes, par exemple Debout sur le Zinc.
Les Joyeux Urbains distribuent en sortie de concert un coffret de cinq CD vendu pour la modique somme de vingt-cinq euros. Ça fait cinq euros le CD, qui dit mieux, les chansons se suffisent à elles-mêmes, mais que ça ne vous empêche pas de les voir en concert, c’est une expérience inoubliable.

Quand les chansons sont loufoques, c’est assez souvent Arnaud qui s’y colle. On se fiche alors d’une Petite amie catastrophique, de copains mettant  tout le monde dans l’embarras (Un peu fort mais ouais). La dérision touche les sujets les plus tabous, comme cette maladie qui fait peur, dans la reconstitution d’un délirant spectacle supposé jeunesse, avec voix sépulcrale incitant par sa  seule écoute à l’arrêt immédiat de la cigarette. Ou cette chanson sur l’enfance des pires dictateurs : « Déjà gamin Hitler était un boute en train ».

Emmanuel alterne avec des titres fort émouvants : nostalgie des souvenirs d’enfance en 1982 sur fond de projections de papiers peints d’époque. Interrogations sur la personnalité « Tu es chiant, tu es transparent, tu n’as rien à raconter / Soyons lucide, tu es translucide, tu donnes envie d’se suicider ». Ou Marguerite filant la métaphore fleurie : « De nos années fleur bleue à nos années fanées » sur la tendresse d’un vieux couple arrivé au crépuscule de sa vie. Le temps perdu d’Arnaud interroge les priorités d’une vie et fait penser à Brassens.

Il y a aussi des titres mixtes alliant refrain mélancolique à la Vincent Delerm et refrain diabolique, tel un syndrome de Gilles de la Tourette (Gastéropode) dans un ressort comique des plus réjouissant. Des chansons quasi sociologiques, sur l’influence d’un prénom sur la vie : « C’est gentil un Michel », ou le destin raté des gens portant un nom évoquant celui d’une célébrité, Au bord de la gloire sur une musique inquiétante et une chorégraphie impeccable avec des jeux de mots à la Boby Lapointe.
Et s’il suffisait de Faire un bon café, ou d’acheter un chien, pour que tout s’arrange dans la vie, comme ils le préconisent ? On sort de ce spectacle en jubilant, ayant un instant oublié tous ses soucis. Merci les cinq, n’arrêtez pas.

 

La page facebook des Joyeux Urbains, c’est ici. En concert le 6 juin 2017 au festival Paroles & Musiques de Saint-Etienne avec Didier Super et le 3 août à Barjac m’en chante avec Volo.

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