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Nilda Fernandez, 1957-2019

nilda fernandezOn peut avoir le cœur gros comme ça et mourir prématurément d’une insuffisance cardiaque. L’annonce du décès, ce matin dans le sud de la France, de Nilda Fernandez, nous fait l’effet d’une bombe. Va-t-on savoir pourquoi, certains artistes semblent plus immortels que d’autres.

Né à Barcelone, il arrive à Lyon enfant. C’est là qu’il apprend le piano et la guitare. Mais c’est comme prof d’Espagnol qu’il débute dans la vie active. Tenté par la chanson, il enregistre un premier album, sous son vrai nom de Daniel Fernandez, sans succès. C’est à trente ans et sous le prénom de Nilda qu’il rencontre un large public avec cette voix si particulière, androgyne, et ce Madrid Madrid qui est encore dans nos mémoires. Nos fiançailles sera autre et notable succès, quelques années plus tard. Mais Nilda Fernandez ne fait rien comme les autres, et certainement pas comme le voudrait le métier : il en est à la marge. Un temps, il s’organise une tournée en roulotte ; longtemps il part vivre à Moscou comme précédemment il l’avait fait à New-York.. Il tournera en Argentine, il fera même des mises en scène à Cuba. Capable la même année de sortir un disque où il reprend Franck Alamo et Christophe, Barbara et Joe Dassin, et de sortir un autre album entièrement dédié à Federico Garcia Lorca.

Tout en Nilda Fernandez est aussi déroutant que passionnant. De notre fenêtre hexagonale, on dira de lui qu’il fut un chanteur à éclipses. Mais il n’a jamais cessé d’être artiste, de tout le temps créer, de toujours remettre en bon artisan qu’il fut son ouvrage sur le métier. Il nous faudra rassembler tout ce qui concoure à son œuvre pour bien envisager sa place dans l’Histoire de la chanson. Une place singulière que ses compagnons d’éternité pourront lui envier.

Madrid, Madrid (Bain de minuit, 1987, INA) Image de prévisualisation YouTube

Nos fiançailles clip officiel Image de prévisualisation YouTube

3 Réponses à Nilda Fernandez, 1957-2019

  1. panigada 19 mai 2019 à 17 h 55 min

    Et m… ! Ca me fait bien, bien triste. Plus jamais nous ne revivrons ces émotions intenses, à ses concerts. Depuis plus de 20 ans, nous suivions les méandres de sa carrière, du Picardie à Ivry, en passant par Barjac et nos RDV ponctuels aux lundis de la Chanson du 20ème Théâtre, au 1er mai jour Ferré à l’Européen… Cette simplicité, cette élégance, cette voix atypique, ce jeu de guitare… ce talent… vont nous manquer. Aujourd’hui, j’ai une pensée particulière pour Volodia, si admiratif de son papa… Je ne sais pas quel âge il a à présent, peut-être 15 ans, 16 ans… C’est dur, trop dur, cruel…

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  2. Martine "LaMarzina" Asso 19 mai 2019 à 21 h 45 min

    Ce n’est pas possible ! Je suis trop émue…
    Lui, si jeune et si « abordable » dans la « vraie vie » : je lui avais demandé si ç’était bien lui (ou son sosie) à un « pot de début de saison » à l’ex- »Vingtième Théâtre », tenu par Pascal Martinet, décédé lui aussi, en ce début de saison 2018-2019).
    R.I.P. Nilda, et « condoléances » à tous tes proches…
    Amitiés musicales, Martine (www.lamarzina.com).

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  3. Jean Yves Lievaux Alcaz 20 mai 2019 à 0 h 25 min

    Nilda Nilda, on devait se voir bientôt… Et puis nos routes nos chemins de ne pas taire… Tu te souviens Sarrebruck « Comme un soldat » ?
    Vyv’ et moi t’embrassons.

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