Christina Rosmini, optimiste, combattive et bien entourée
1936, Les jours heureux ! (photos Catherine Cour)
12 août 2026, Le Brusc (en intérieur), 11 octobre 2026, Fiestas des Suds à Marseille (en extérieur),
C’est la fête à Marseille ! Enfin… La Fiesta des Suds, sur le parvis de l’esplanade Gisèle-Halimi, devant la cathédrale La Major et sous la reconstitution de la grotte Cosquer.
Christina Rosmini nous donne rendez-vous pour assister à une représentation de sa nouvelle comédie musicale : 1936 –Les jours heureux. Sous le soleil, l’équipe du spectacle nous accueille pour un voyage dans le temps, dynamique et souriant.
Christina a tricoté des extraits de 87 chansons des années 1934 à 1939, pour nous raconter, à l’occasion du 90ème anniversaire du Front Populaire, la vie et les espoirs de nos parents ou grands-parents, dans une France sortant de la grande dépression et voulant croire au progrès social, malgré les menaces qui se profilent à l’horizon.

Comme à son habitude, cette magicienne déborde d’inventivité : auteure, chanteuse, actrice, danseuse… elle est capable de concevoir un spectacle dans sa globalité et d’en imaginer aussi tous les infimes détails, musiques, arrangements, danses, effets visuels, costumes, accessoires, décor…
Pour ce voyage dans un temps qui se veut optimiste, Christina s’est entourée d’une formidable équipe, aussi bons comédiens que chanteurs. Ariane Pirie, qui délaisse sa charge de présidente de Grosland, mais n’oublie pas d’être une Madame la marquise hilarante, lorsqu’elle apprend que son château a brûlé, ou sait nous émouvoir avec un J’attendrai très expressif. Arnaud Denissel (doublement récompensé aux Molières) alternant avec Adrien Biry Vicente, lorsque ce dernier arrive à quitter son spectacle du « Bossu de Notre-Dame » au théâtre Marigny. Matthieu Brugot (futur Comte de Monte Cristo) alternant avec Antonio Interlandi… Pour les accompagner, quatre musiciens qui accompagnent toutes les aventures artistiques de Christina Rosmini : Bruno Caviglia à la guitare, Sébastien Debard ou Christophe Lampidecchia à l’accordéon, Maxime Merlin ou Emmanuel Soulignac à la contrebasse et Xavier Sanchez aux percussions.

Le spectacle, illustré de chansons d’époque, nous entraîne depuis les luttes ouvrières des années 30 jusqu’aux victoires sociales concrétisées par l’élection du Front Populaire, les premiers congés payés, la semaine de 40 heures, le droit à une journée de repos pour les travailleurs, le rêve de pouvoir la passer à deux, dans un petit caboulot, une guinguette des bords de Marne…
Il parle aussi de la guerre d’Espagne, de la montée du fascisme mais il se conclut par une note optimiste : Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Hier comme demain, nous l’espérons tous… allons au-devant de la vie ! (1)
Pour moi, le bonheur, ça serait aussi de pouvoir revoir cette performance en vidéo… mais 87 chansons, ça veut dire plusieurs centaines d’accords à obtenir de la part des ayant-droits des textes et musiques. Tâche presque impossible ! Nous devrons donc nous précipiter pour voir ce spectacle vivant (ô combien !) tant qu’il est proposé dans des salles.
(1) hymne des premiers congés payés.
Le site de Christina Rosmini, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’elle, c’est là. Représentation le 2 novembre 2026 à 19 h au Théâtre Juliette-Récamier à Paris.


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