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Les disques de l’année 2019 : le choix de nos rédacteurs

Jeanne Cherhal et Yvan Dautin (photos non créditées)

Jeanne Cherhal et Yvan Dautin (photos non créditées)

Dès notre premier essai, l’an passé, c’est devenu une tradition : tenter le classement annuel de ce que nous avons entendu, de ce que nous avons vu. Comme nous ne recevons pas toutes et tous les mêmes disques, ne nous rendons pas forcément aux mêmes concerts, la tâche est a priori impossible s’il nous faut élire « le meilleur de ». Qui d’ailleurs n’existe pas, sauf à nous/vous prendre pour des cons-ommateurs. Nous sommes un collectif, qui ne nivelle pas ses goûts au moins-disant. Tant pis si de ce collectif peuvent naître des couacs, du style j’aime/j’aime pas : nous sommes une addition, non une réduction. Nous avons pour nous le souci de l’indépendance et le respect de l’autre, de l’honnêteté : nul à ce jour n’a réussi à nous a imposer le moindre compliment, le moindre point-virgule. Pour nous aussi cette farouche volonté de faire connaître un large pan de la chanson, principalement (mais pas exclusivement) celle qui a peu ou pas accès aux médias. Si nous en oublions, c’est que nous ne pouvons publier que deux articles par jour, chanson du jour incluse, guère plus.

Onze de nos rédacteurs rendent ce jour leur copie. Et font montre de cette diversité qui nous plaît bien, tant nous fuyons les chapelles dont lesquelles certains aimeraient nous enfermer. De Souchon à Guilam, de Clara Ysé à Clarika, de Flavie Dufour à Boucan, de Ben Herbert Larue à Gérald Genty, la palette est large quand bien même elle n’est qu’une partie seulement de nos bonheurs de l’année écoulée. Pas un artiste ne se détache, cette année, de ce recensement, comme ce fut le cas de Bobin l’an passé. Par deux fois sont mentionnés Lise Martin, Alain Souchon, Yvan Dautin, Hélène Martin, La Grande Sophie, Jeanne Cherhal et Marion Rouxin. Honneur aux dames, donc, très présentes dans ce classement.

Si, en commentaire de cet article, vous voulez à votre tour nous dire vos préférences, vos coups de cœurs, vous le pouvez. Dans deux jours, le 30 décembre, nous publierons notre classement « Scènes », autre façon d’envisager la chanson, peut-être plus vraie encore.

 Ici le deuxième volet du choix de nos rédacteurs : les concerts de l’année 2019. 

Choix extrêmement difficile pour moi qui écoute beaucoup de disques dans une année, il n'est ni inclusif ni exclusif, encore moins hiérarchique. Mon choix s'est finalement porté sur des albums qui ne racontent pas forcément une histoire, mais créent un univers particulier dans lequel on s'immerge.  Il faudrait aussi une sélection sur les splendides albums de reprise, derniers remarqués Vian par Debout sur le Zinc, Leprest en symphonique et Nougaro Babx/ Minvielle / de Pourquery. Sur les albums ethniques, Delgrès, Grèn Sémé, la Saudade de Sauvagnargues... ; les engagés poétiques, Danzin, Dautin...  ; les poétiques purs, Jean-Louis Berger, Fred Griot... ; les pure chanson, Joce, Marion Rouxin, Lise Martin, Ben Herbert Larue, Régis Mannarini, Alex Beaupain, Renan Luce,... ; les chansons rock, Dimoné, Nicolas Jules, Boucan, Eiffel, Jérémie Bossone... ; les folks, Baptiste W Hamon, Les Innocents... ; les iconiques, Souchon, Eicher, Aubert... ; les fantaisistes d'humour et de tendresse, Genty, Sahler, Séverin … et souvent tout cela à la fois, tant notre chanson est riche et variée. Nous ne saurions tout chroniquer, même en en publiant trois albums par jour ! CATHERINE LAUGIER

Choix extrêmement difficile pour moi qui écoute beaucoup de disques dans une année, il n’est ni inclusif ni exclusif, encore moins hiérarchique. Mon choix s’est finalement porté sur des albums qui ne racontent pas forcément une histoire, mais créent un univers particulier dans lequel on s’immerge.
Il faudrait aussi une sélection sur les splendides albums de reprise, derniers remarqués Vian par Debout sur le ZincLeprest en symphonique et Nougaro Babx/ Minvielle / de Pourquery. Sur les albums ethniques, Delgrès, Grèn Sémé, la Saudade de Sauvagnargues… ; les engagés poétiques, Danzin, Dautin, Frasiak…  ; les poétiques purs, Louise O’smanJean-Louis Berger, Fred Griot… ; les pure chanson, Joce, Marion Rouxin, Lise Martin, Ben Herbert Larue, Régis Mannarini, Marion RochAlex Beaupain, Renan Luce,… ; les chansons rock, Dimoné, Nicolas Jules, Boucan, Eiffel, Jérémie Bossone… ; les folks, Baptiste W Hamon, Les Innocents, CharlElie Couture… ; les iconiques, Souchon, Eicher, Aubert… ; les fantaisistes d’humour et de tendresse, BouleGenty, Sahler, Séverin … et souvent tout cela à la fois, tant notre chanson est riche et variée. Nous ne saurions tout chroniquer, même en en publiant trois albums par jour !
CATHERINE LAUGIER

 AGNÈS ANDRÉ  

clairdefemme_couv_02019, l’année du sang neuf ! C’est pléthore de premiers albums qui ont fait cette année vibrer bien plus que mes petits tympans, et trois parmi eux qui m’ont décroché le cœur dans ce palmarès ci-dessous 100% Québec : Clair de femme de Flavie Dufour, univers enchanteur et chaleureux et une voix dans tous ses états possibles et inimaginables ; Hiboux de Nicolas Gémus, une voix sans pareil et des textes tout doux comme le hibou (quoi que… je n’ai jamais touché un hibou !) Adèle d’Ariane Roy : encore à l’état de single, une incroyable découverte en première partie d’une autre jeune artiste dont l’éclosion est à surveiller (Lou-Adriane Cassidy).

 ANTONIN 

ALBUMS-ILLUSTRATIONS-N°12-CLICHY-xx-06-2019-CANON-@david-desreumaux-83-1300x1300Lise Martin Persona. Lise nous entraine dans son chemin vers la maternité et c’est formidable. Un album sur le lien amoureux, amical et maternel sur une musique aux sonorités folk.
 
 

 NICOLAS CÉLÉGUÈGNE  

71JEd+HXe1L._SL1200_Maxime Le Forestier Paraître ou ne pas être. Un album émouvant, conscient de son époque, qui commence avec « Date limite » et se termine sur un bijou d’écriture signé Philippe Lafontaine, « Le ruisseau ». Dans la réédition de décembre 2019, on y retrouve même une version « répétition » de « Caricature », que le grand Maxime chante avec émotion, 34 ans après le fameux album illustré par Cabu : « Notre vie se passe au crayon / Notre vie se passe au canon » ; Alain Souchon Âme fifties. Des textes de plus en plus ciselés au fur et à mesure des albums de Souchon, des mélodies toujours aussi soignées signées avec ses fils. J’ai un petit faible pour Gabriel Fauré Debussy, coécrite avec David Mc Neil ; Michel Jonasz La Méouge, le Rhône, la Durance. Comme ses deux amis Le Forestier et Souchon, Jonasz se bonifie avec l’âge. Traverser la mer à la nage, jolie chanson amoureuse. C’est la crise, ça déménage cher Mister Swing ! ; Yvan Dautin Le cœur à l’encan. Quel beau disque ! Elle est comme elle est belle est désormais, selon moi, la plus belle chanson d’amour écrite ces trente dernières années ; Hélène Martin Le désir, florilège de la grande Hélène (91 ans, s’il vous plaît !), de magnifiques chansons comme Le feu (Louis Aragon), Mes amis, mes amours (Lucienne Desnoues), Je vis je meurs (Louise Labé), sans oublier le toujours magistral Sur mon cou de Jean Genet.

 POL DE GROEVE 

boucanBoucan Déborder. « Boucan fait de la chanson avec l’esprit jazz, du jazz avec l’énergie du rock, du rock avec la liberté du punk », ai-je écrit. Et tout est dit ! Un premier et putain d’album, qui nous donne la délicieuse sensation de n’avoir jamais rien entendu de tel. Mon choc de 2019, dont les effets se feront encore sentir pendant de longues années. Qu’attendez-vous pour le découvrir ? ; Alain Souchon Âme fifties. Faut-il vraiment justifier la présence du plus grand auteur actuel ? Ne serait-ce pas à celui ou celle qui l’omettrait d’expliquer cette extravagance ? Le cru 2019 de la Souche est une grande cuvée, portée par sa magnifique chanson-titre. Un très beau chapitre supplémentaire dans une œuvre brillante à jamais ; Gérald Genty Là-haut. Un album traversé par la mort, le ciel et l’eau. Un disque lumineux, tout en émotion fragile et pudeur partagée. Le chanteur rigolo dopé aux calembours délaisse son masque de clown pour nous serrer le cœur en nous ouvrant le sien ; La Grande Sophie Cet instant. Devenir quinqua l’a requinquée ! Cet instant est un court album incisif, où l’électro se mêle au piano avec élégance et efficacité, pour une collection de chansons hargneuses et impudiques à la fois. Un magnifique autoportrait d’une artiste attachante ; -M- Lettre infinie. L’homme aux mélodies en or, aux guitares qui tranchent et au look assassin nous a offert en 2019 son album le plus personnel, qui débute sur des rythmes funky comme lui seul sait faire en France et s’achève dans les confessions intimes. Une source immense de plaisir à l’écoute, la ré-écoute et la ré-ré-ré-ré-écoute. HORS-CONCOURS Corbier Jour de blues. Corbier a quitté les classements en même temps que la scène. Difficile pourtant de faire l’impasse sur son disque posthume, qui nous le restitue intact, juste un peu moins joyeux que naguère. Le disque d’un copain pour moi, celui d’un ami cher pour son public.

 PATRICK ENGEL 

Clarika A la lisiereClarika À la lisière. Après le sublime De quoi faire battre mon cœur, la barre était très haute pour ce huitième album plus que jamais à la lisière, entre chanson et pop, entre humour et gravité, entre force et fragilité. Réalisé par Florent Marchet, ce très beau disque est une transition en douceur, une renaissance résiliente après le désamour. D’une intimité universelle, une belle urgence à déguster comme un baume apaisant… ; Robi Traverse. Avec ce troisième album, publié sur le jeune label Fraca, la talentueuse Robi délivre un opus plus posé, plus lumineux aussi, comme celui d’une sérénité trouvée ou retrouvée… Les mots touchent juste, là, juste à l’essentiel, portés par une agréable pop indie colorée de discrètes petites touches électro. « La vie me souhaite un jour de plus, la bienvenue. »  Faites en donc autant ! ; Louis Ville, Eponyme. Louis Ville, c’est d’abord une voix, rauque et puissante, douce et caverneuse, rugueuse et sensuelle, comme la vie, quoi… Et puis, et puis, et puis, comme sur ce magnifique nouvel album, des textes souvent noirs, toujours poignants, comme éclairés de l’intérieur par une sombre lumière iridescente.  Immergez vous corps et âme dans son univers terrible et beau… ; Jeanne Cherhal L’An 40. La quarantaine épanouie et lumineuse, Jeanne Cherhal rayonne littéralement sur ce nouvel album que d’aucuns, moins inspirés que sur NosEnchanteurs, n’hésiteraient pas à qualifier un peu rapidement d’album de la maturité. Bien plus que cela, c’est là l’album d’une femme libre, résolument de son temps, et conciliant avec une grande justesse démons et merveilles… ; Marlène Rodriguez Histoire de C. Après un parcours classique au conservatoire, cette jeune chanteuse s’ouvre là à de multiples influences pop, rock, ou blues, le tout au service de textes qui claquent au vent comme de fiers oriflammes. Sans conteste la découverte de cette fin d’année, un premier album très personnel et très varié, une artiste extrêmement prometteuse à suivre de très, très près…

 MICHEL KEMPER 

Yvan Dautin Le coeur à l'encanYvan Dautin Le cœur à l’encan. Tout me plaît en ce disque : l’écriture, les mélodies, les sujets. Et ce retour presque inespéré de l’ami Dautin, indécrottable insoumis (c’est de famille) devant l’éternel, plus inspiré, plus impliqué que jamais. On dit que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes : là, c’est vrai ; Frasiak Charleville. Si la logique était respectée, il devrait être un des artistes les plus connus et appréciés de l’Hexagone, parce que talentueux comme c’est pas permis. Disque émouvant au possible, meilleur encore que son précédent, mais je le dis de chaque album de Frasiak ; Guilam Debout. Dès les premiers mots, les premières notes, cette voix vous happe. La voix est légère, haut perchée, gracile, gracieuse. Tout ici tente et réussit l’équilibre. Sur un fil de lin, sur des rimes, dans les méandres de la vie, les silences à caresser, le flux de la pensée, des émotions, celles émises, celles captées ; Francesca Solleville Les treize coups de minuit. Il est vraisemblable que ce soit le dernier album de cette grande dame, comme le survol d’une carrière exemplaire. La piste cachée de ce disque est bouleversante : une leçon de chant que, jeune fille, elle prend alors auprès d’une grande professeure, Marya Freund, avant qu’elle ne devienne la chanteuse-interprète que l’on sait ; Steve Normandin Le Québec de Steve Normandin. On le tient avec raison pour un juke-box à lui tout seul : ce serait taire l’auteur-compositeur qu’il est aussi. Témoin cet album pour partie autobiographique où il se permet même de chanter son arbre généalogique.

 CATHERINE LAUGIER 

paradoxes-isaac-bonnazIsaac Bonnaz Paradoxes. Pour son extraordinaire musicalité, tout en balancements enivrants, entre blues rock et rythmes afro, pour la guitare saturée et mélodique à la fois, pour la voix qu’on n’oublie plus dès la première écoute, qui vous appelle à aller à la rencontre de l’autre, à se dépasser et à vivre par grâce ; Andoni Iturrioz Le roi des ruines. Pour la recherche de La joie noire et de la Beauté suave et amère dans nos ruines, dans une apocalypse textuelle, vocale et musicale blues rock. A la source comme à l’arrivée, le Désert ; Kùzylarsen Le long de ta douceur. Pour les textes intemporels, l’oud pimenté d’électricité, la voix prégnante, enveloppante de Kùzy, qui nous berce d’une douceur parfois vénéneuse, rythmée, grisante comme un parfum chypré fruité et fleuri ; Ivan Tirtiaux L’oasis. Pour l’écriture chanson élaborée, qui donne une impression de simplicité, la belle voix douce , les mélodies chatoyantes, les textes à la fois naturels et mystérieux ; Clara Ysé Le monde s’est dédoublé. Pour la force de vie qui se dégage de son album, la voix grave et ronde, le rythme, l’émotion, sa capacité à nous transmettre tout cela aussi bien en français qu’en espagnol ou en anglais.

 ANNE LEFÈBVRE 

76605237_10156444848653204_6648237271126376448_nNicolas Jules Les falaises. Parce que c’est d’abord du très bon son et de la musique aux petits oignons, parce qu’on en adore l’humour noir, parce que les sombres paroles sont absolument réjouissantes et subtilement portées par la voix élégante et rugueuse du chanteur… ; Lise Martin Persona. Parce que cette voix magique, inclassable, nous emmène à travers des tourments qui nous ressemblent, parce qu’on en explore les blessures et les espoirs avec une belle poésie des textes, et « parce qu’il nous faut ces chansons-là pour conjurer la peur du vide »… ; Lily Luca Laissez-moi peigner mon poney. Parce qu’on adore comme elle nous ose nous surprendre, parce que l’humour parfois féroce des ses textes nous réjouit, parce que sa voix inimitable est capable de tout, et parce qu’elle a un regard acéré et décalé qui fait mouche à chaque fois… ; Alissa Wenz Live au Forum Léo-Ferré. Pour la jolie voix claire, pour l’humour tout en finesse, pour des textes qui captent un quotidien avec justesse, et pour le sourire qui naît aux lèvres à l’écouter… ; Marion Rouxin L’autre. Pour cette vibration sensible qui traverse autant sa voix que ses chansons, pour ce qu’on sent d’à la fois charnel puissant et infiniment tendre dans sa présence même à l’écoute, et parce qu’elle capte et envoûte les sens…

 ROBERT MIGLIORINI 

61aEzadN5FL._SX355_Serena Fisseau/Vincent Peirani, So Quiet. Besoin de douceur ? Voici l’album duo à la ville et sur la scène de Serena Fisseau (chant) et Vincent Peirani (accordéon, piano, etc.,). Voilà qu’ils puisent dans le répertoire pour enregistrer quelques chansons qu’ils aiment reprendre pour leurs enfants. Comme La tendresse crée par Bourvil ou Trois petites notes de musique. On ressort de là apaisés ; Jean-Louis Aubert Refuge. Comme un beau cadeau de fin d’année, 22 chansons qui déclinent les saisons de l’amour. Sans oublier le monde tel qu’il boîte. A la manœuvre l’ancien de Téléphone diffuse un art de vivre comme jamais peut-être. La chanson en son inspiration bienfaisante ; La Grande Sophie. Cet instant. Chroniqueuse de l’instant, la Grande Sophie ne cesse de nous surprendre. Elle regarde où elle en est et invite à l’introspection. En quête de sons nouveaux, elle varie les ambiances. Comme les sentiments. Les textes sont à méditer ; Jeanne Cherhal L’an 40. On la suit depuis ses premiers concerts où elle déclinait déjà sa singularité. A l’âge de la quarantaine la voilà dédiée à de justes combats et si en justes chansons. Jeanne Cherhal bouleverse et revigore par sa liberté de ton et les sujets évoqués. Une grande lignée de chansons à textes ; Hélène Martin Le désir. Indispensable dans toute discothèque. En deux CD, un récital sous forme de sélections d’enregistrements, hommage à une artiste dédiée aux poètes et à l’écriture. Pour ne pas oublier d’où l’on vient sur NosEnchanteurs.

 

 ANNE-MARIE & FRANCIS PANIGADA 

CD Ben herbertBen Herbert Larue Aux lendemains. Une galette aux multiples facettes : Des chansons rêveuses, poignantes ou drôles illustrées habilement par ses deux comparses Xavier Milhou (contrebasse) et Nicolas Jozef Fabre (multi- instrumentaliste). La « petite voix du poème » qui ne cesse de grandir ! ; Marion Rouxin L’autre. L’univers de Marion est celui des sensations, du sensible. Des moments de vie, des instants fragiles, des petits riens du quotidien, une façon de rendre intemporel l’éphémère, de faire de simples frissons de grandes émotions, une poésie qui sublime l’intime, se fait charnelle, à fleur de peau ; Sophie Le Cam Veuillez croire. Un échantillon de son univers décalé et émouvant.  Une « folie douce » qui fait la part belle à l’amour, à la tendresse, à l’humanité, qui n’exclut pas le regard vrai sur l’autre, sur la vie, sur la société où, sous la dérision, on sent l’indignation. A voir aussi en spectacle, art qu’elle maîtrise parfaitement !

 MICHEL TRIHOREAU 

OT pirates CD

Oté Pirates Comme si j’avais des ailes. Le groupe réunionnais frise la perfection tous azimuts avec un superbe livre-disque illustré par d’excellents artistes, une qualité musicale rare et une écriture exigeante. Des couleurs variées, des thèmes joyeux ou plus graves. C’est un régal pour les oreilles et pour les yeux ; Véronique Pestel Intérieur avec vue. Une écriture aussi percutante que raffinée, la caresse des mots et des notes : c’est l’élégance et l’intelligence qui se marient pour le meilleur et pour le meilleur encore. Véronique Pestel poursuit son œuvre sans défaillance, malgré les vents contraires et l’indifférence des médias ; Davy Kilembé Chansons d’amour et de colère. Le meilleur album de Davy Kilembé qui surfe sur les contrastes avec un talent incontestable. Ses mélodies sont originales, joliment arrangées, colorées, vivantes. Ses chansons ont du caractère, elles savent saisir les sentiments qui nous animent, dans l’eau et dans le feu

Lise Martin : Je rebondis (Zèbre de Belleville)
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Alain Souchon : Debussy Gabriel Fauré (audio)
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Yvan Dautin : Plus d’abeille, plus de miel (audio)
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Hélène Martin : Chanson Noire (Aragon) Vidéo INA 1961
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La Grande Sophie : Sur la pointe des pieds ( le superbe a cappella qui clôt l’album)
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Jeanne Cherhal : Le feu aux joues (C’est à  vous)
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Marion Rouxin : Dis (extrait)
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15 Réponses à Les disques de l’année 2019 : le choix de nos rédacteurs

  1. nadine Le Roscouet 28 décembre 2019 à 10 h 11 min

    bonjour à tous et belle fin d’année musicale
    pour moi mes oreilles et mon coeur ont choisi le CD
    d’ Eric Frasiac Charleville ,
    de Pierre Paul Danzin Aujourd’hui c’est demain
    de Marion Rouxin L’autre
    de LIse Martin Persona
    de Corentin Grellier UNe saison en Hiver
    de Govrache un Murmure et un Cri

    voilà pour les nouveautés qui m’ont touchées mais je reste aussi
    dans l’émotion en écoutant Anne Sylvestre ( en attendant avec impatience son CD e préparation) Frédéric Bobin , Amélie les Crayons Agnès Bihl
    et je ne demande qu’à découvrir tous ces talents qui attendent que je les rencontre. C’est mon voeu pour cette année 2020

    merveilleuse fin d’année à tous et on se retrouve l’année prochaine pour de nouvelles découvertes
    musicalement
    Nadine

    Répondre
  2. POMMIER Marc 28 décembre 2019 à 10 h 14 min

    En tant que simple passionné de la chanson … j’ai eu de jolis coups de coeur cette année tout en sachant que c’est difficile de tout connaître, que je n’ai pas encore certains disques ou d’autres sont trop récents !

    Yvan DAUTIN : le coeur à l’encan

    Henri VALETTE : l’ imprévu

    Christian OLIVIER : Prévert

    Pierre Paul DANZIN : Aujourd’hui, c’est demain.

    Répondre
  3. POMMIER Marc 28 décembre 2019 à 10 h 17 min

    Si c’était une chanson, ce serait :

    la rivière sur le disque de Gwenn SOLI écrite par Hervé PEYRARD.

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  4. Stéphane PELLETIER 28 décembre 2019 à 13 h 20 min

    Encore une fois, l’éternel grand oublié de ce classement : Monsieur Damien Saez, qui vient pourtant de sortir un magnifique quadruple album, « Le manifeste 2016-2019, Ni Dieu ni Maître » !! Il serait grand temps de reconnaître son immense talent, et je ne comprends pas comment cela puisse être possible qu’il ne soit pas cité dans les meilleurs albums de chanson française. Allez écouter des extraits de cet album comme « Notre-Dame mélancolie », « Mandela », « Nonne ou putain »… Il est le plus fervent descendant de la lignée des Brel, Ferré,… Quant à son manifeste, ce n’est pas moins de 9 albums en 3 ans, remplis de pépites telles que « Les enfants Paradis », « Bords de Seine », etc, etc…

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  5. BREUX 28 décembre 2019 à 13 h 41 min

    Tout d’abord,merci d’exister dans ce monde si particulier de la musique et pour l’intégrité. J’aime lire les billets de NosEnchanteurs.
    Je retiens 3 noms
    - Francesca Solleville
    - Jean-Louis Aubert
    - Alain Souchon
    Mais un faible aussi pour Chedid et Jonasz.
    Francesca Solleville, j’ai entendu son nom pour la première fois en Ardèche cet été, à la ferme Théâtre à Lablachère où je me rendais pour assister aux Acoustiques Improvisées de Nicolas Peyrac.

    Répondre
  6. Michel Gallas 28 décembre 2019 à 14 h 49 min

    C’est un plaisir de lire cette chronique. Un plaisir, un peu parce que j’y retrouve des albums souvent écoutés et fortement appréciés (Boucan, Ben Herbert Larue, Lise Martin, Frasiak, Davy Kilembé). Un plaisir surtout par l’évocation explicitée de 18 albums que je ne connais pas et que je vais de ce pas (ou plutôt de mes oreilles) aller écouter. Alors, échange de bon procédé, je viens à mon tour proposer dix-huit albums appréciés. (Je ne sais pas et ne veut pas faire de podium, de choix des 3 ou 5 albums de l’année).
    Deux albums sont cités dans l’encart de Catherine Laugier : Boule (A.V.I.O.N) et Joce (Multas vitas). Certains ont été chroniqués comme Paccoud et le Sister Système (Le grand tout), Coline Malice (Esquisse d’un monde amélioré et Dalele (Sans fil). D’autres peut-être pas comme Bastoon et Babouschka (La vie rêvée de Josiane : leur 3éme album) ou l’Affaire Capucine (Métamorphoses).
    Des premiers albums, en provenance de la région Occitanie, ne sont sans doute pas arrivés à toutes les oreilles : Les oies blanches (l’autre groupe de Barbara Weldens dans lequel elle écrivait, composait et chantait), DBK Project (480, un conte Objet Chantant Non Identifié avec un récit en français et quelques chansons en anglais), Corentin Grellier (Une saison en hiver), et Archibald (Tout va bien s’passer)
    Je voudrais aussi citer quelques albums particuliers, et très écoutés aussi. Sur des chansons déjà enregistrées comme la re-édition de Divin Dimey (Jehan) et Simon Chouf & le Hardcordes Trio pour lequel Chouf, avec un trio à cordes, réarrange des titres de ses deux précédents albums. Sur des airs de chansons connues comme Patrice Mercier (Mélodies chroniques).
    Dans cette période du tout numérique, parlons aussi des beaux objets que l’on a aussi plaisir à regarder. Oté Pirates et Guil4m ayant été cités, j’aimerai ajouter Mathieu Barbances (Tout contre) et Les Grandes Bouches (Je te salue ma rue).
    Et pour finir : à découvrir, de Suisse, Sophie Solo (Cœur recommencé) et à ne pas rater Govrache (Des murmures, Des cris).

    Répondre
  7. Bruno KREITZ 28 décembre 2019 à 17 h 12 min

    Je trouve qu’il a de la gueule ce classement. Pour ma part j’ai vraiment un gros faible pour Les albums de Sophie Le Cam et Alain Souchon.
    Pour ma part, j’aurais ajouté « Auguste » de la merveilleuse Leïla Huissoud, « Le failles » de Pomme, de plus en plus prometteuse, aux textes introspectifs et à la délicieuse voix de velours. C’est elle qui m’a fait découvrir l’auto-harpe lors de sa première tournée, un instrument au son enchanteur. Je crois bien qu’elle est en train de percer. Je le lui souhaite de tout mon coeur.
    J’aurais également ajouté l’album « Déjà Venise » de Clio à cette sélection et surtout….SURTOUT…. »Kérosène » de Rose, le disque et le livre. Il s’agit d’un projet psychothérapeutique extrêmement fort! Elle a du en verser des larmes en écrivant ces chansons et ce récit dont chaque chapitre est le titre d’une des chansons de l’album. Dommage , j’ai l’impression que malgré la très grande qualité de ces textes procurant une émotion incroyable, les ventes n’ont pas vraiment décollé à en croire les classements hebdomadaires du SNEP.

    Répondre
  8. Pol de Groeve 28 décembre 2019 à 17 h 54 min

    En réponse à Bruno : le cd de Pomme doit prochainement faire l’objet d’une critique. Je l’ai reçu il y a peu et déjà écouté, y’a plus qu’à écrire dessus ! Il m’a beaucoup plu et n’aurait certes pas fait pâle figure dans notre sélection. Mais il faut bien trancher. Je regrette aussi de n’avoir pas pu y ajouter le cd « Nue » de Helena Noguerra, un vrai bijou qui fait tant de bien.
    Quant au CD de Rose, j’aurais bien voulu en parler, mais son service de presse a fait la sourde oreille à ma demande d’envoi d’un exemplaire. Occasion loupée…

    Répondre
  9. Petra Ouche 28 décembre 2019 à 20 h 19 min

    « Boucan » très belle découverte !
    Un peu déçue de ne pas y voir  » Aujourd’hui c’est demain » de Pierre Paul Danzin !

    Répondre
    • nadine Le Roscouet 30 décembre 2019 à 9 h 38 min

      Pétra en tout cas il est dans la mienne de liste j’adore!!!!

      belle journée à vous

      Répondre
  10. yanic mahier 28 décembre 2019 à 21 h 21 min

    «Plus que jamais à la marge de l’air du temps….» et de ce palmarès 2019. Jacques Bertin est une fois de plus le grand oublié pour son album « Ce qui reste ce qui vient ». Pourtant grâce doit être rendue à NosEnchanteurs qui sous la plume de Michel Kemper chroniquait récemment cet album. Ils sont rares en effet les médias qui parlent de Bertin. Alors bravo pour ce site et son remarquable travail pour la chanson. Quant aux choix qui ont été faits, je les partage à 80%.

    Répondre
    • Michel Kemper 28 décembre 2019 à 23 h 27 min

      Oublié, Bertin ? Oui, mais ni plus ni moins que pas mal d’autres artistes tous aussi respectables. Il nous faut, chacun, « élire » 5 noms, en fait 5 albums. Qui nous dira quels ont été les 6e, 7e et 8e de chaque liste ? Je le sais un peu pour moi, je crois, pas pour mes collègues. Mais Jacques Bertin est quelqu’un dont nous parlons régulièrement sur NosEnchanteurs : il en fait partie. Comme il fait partie de tous ces oubliés des médias, volontairement oubliés – lui depuis bien cinquante ans -, ça nous donne une raison supplémentaire pour en parler, avec tendresse, avec respect, en considérant l’importance de son oeuvre.
      Pour vous dire, Yanic, nous en parlerons même ce 31 décembre dans notre premier grand Quizz. Sous l’angle de l’humour, certes, mais juré que Bertin n’en manque pas.

      Répondre
  11. André Robert 6 janvier 2020 à 17 h 08 min

    Frasiak, Marion Rouxin, Lise Martin, oui. Mais coup de coeur aussi pour Yoanna et son « 2ème sexe ».
    Et, si j’osais, coup de coeur…à venir pour la jeune Marion Roch avec « Echos » !

    Répondre
    • Michel Kemper 6 janvier 2020 à 18 h 15 min

      J’ai le regret de ne pas encore avoir eu le CD de Yoanna entre les mains, une chanteuse pour laquelle j’ai une grande admiration.

      Répondre

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