L’Argentière 2026. Aznavour s’entend…
Thierry Bayle, le chanteur de Play Piano Play (photos Sébastien Cholier)
24 juillet 2026, Festival « Autour de Brassens », L’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes),
Les musiciens du trio Play Piano Play prennent place sur scène en interprétant tout d’abord une version très jazz des Copains d’abord afin de planter le décor (le festival de l’Argentière s’intitule « Autour de Brassens ») mais aussi de s’en éloigner puisque le spectacle hommage proposé ce soir s’intitule « Aznavour, 100 ans déjà ». Thierry Bayle (le chanteur) arrive du fond de la salle, il ne chante pas tout de suite : il nous parle du temps qui passe : « Aznavour a toujours su que le temps lui était compté ».
Le spectacle commence et, pendant près de deux heures, nous allons faire « un voyage » en remontant dans la vie du grand Charles contée, donc, par Thierry Bayle : figure grenobloise bien connue, cuisinier « en-chanteur », qui officie à la fois aux fourneaux et sur scène au sein du restaurant Les Arcades.

Thierry interprète Aznavour à merveille, connait les textes au cordeau : il les chante, il les vit intensément. Il nous avouera plus tard qu’Aznavour a été comme une figure tutélaire pour lui, dans sa jeunesse. Excellent chanteur, mais aussi un très bon acteur : il mime le vieux clown fatigué en train de se démaquiller (Comme ils disent), il nous montre fièrement « son complet bleu » porté depuis plus de vingt ans (J’me voyais déjà).
Thierry évoque successivement le duo avec Pierre Roche (Prend le chorus), le rôle essentiel des parents de Charles : sa « mamma », Knar Bardasaryan, son père Micha, restaurateur (Les deux guitares), son beau-frère, Georges qui « va amener la dimension slave qui lui manquait » (Non, je n’ai rien oublié). Il tisse des liens avec l’époque actuelle : Aznavour avec sa voix rauque, parlait parfois dans ses chansons et a été un slameur avant l’heure (écoutez pour vous en convaincre l’hommage de Grand Corps Malade). Thierry est brillamment secondé par ses musiciens, eux aussi bien connus des mélomanes grenoblois. Laurent Courtois (contrebasse), Laurent Chofflet (batterie) qui ne quitte pas Thierry des yeux et Valéry Fiodorov (piano) connaissent parfaitement leur partition. La complicité entre eux est évidente : Thierry les titille gentiment en leur reprochant de se « laisser aller » (détournement d’un titre bien connu). Le public est conquis, tape des mains, chante et danse parfois. Les musiciens passent haut la main « l’examen » de cette première soirée de festival ! L’espace d’une soirée, le grand Charles a revécu et était avec nous et ce soir-là, personne ne s’est senti vraiment seul (« dans sa chambre d’hôtel »).
Quelques liens pour prolonger le plaisir
« Aznavour, 100 ans déjà » à l’Atrium du Fontanil.
Le site du restaurant les Arcades (Thierry et Marie Bayle).
Le site de Laurent Courtois (et des soirées « A la santé de Django »).
Le programme du Festival « Autour de Brassens » à l’Argentière la Bessée, organisé par Hélène et Maurice Bonnardel (et leur équipe).
L’hommage de Grand Corps Malade à Aznavour : 

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