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Terrenoire, la farandole de la vie

 

Terrenoir à Bruxelles (photos Annick Delperdange)

Terrenoire à Bruxelles (photos Annick Delperdange)

Bruxelles, le W:Halll, 24 septembre 2026,

 

C’est parti. La saison 2026-2027 du W:Halll, centre culturel bruxellois d’exception, est lancée. Comme d’habitude, grâce en soit rendue à la belle équipe qui anime le lieu, une importante place dans la programmation est laissée à la chanson, elle qui est si souvent mise de côté par le milieu culturel. Il y en aura pour tous les goûts, de la pop-rock des belges Suarez à la chanson old school de Gauvain Sers, en passant par l’émotion de Linda Lemay, le rire grinçant de Giedré ou la nostalgie d’Alain Chamfort… Sans oublier les découvertes à faire, qui sont peut-être les vedettes de demain : Léon, Lisa Pariente, Manon Lisa…

Pour ouvrir le bal, le choix s’est porté sur un groupe déjà reconnu mais pas encore ultra-populaire : Terrenoire. Un duo de frangins stéphanois, Raphaël et Théo Herrerias, aussi soudés que complémentaires. Le premier écrit les textes, le second compose et produit, les deux chantent, tour à tour ou ensemble. Les deux voix se marient bien, trois musiciens les entourent, la machine est bien rodée et tourne à la perfection. Seul bémol : dieu qu’il est difficile de comprendre ce qu’ils chantent ! Comme ce problème est récurrent dans ce genre de concert, on écrase une larme furtive et on ne s’en formalise guère.

Terrenoire 3Terrenoire 2Pour l’heure, le groupe achève sa tournée, commencée voici plus d’un an et demi, juste après la sortie en janvier 2025 de leur deuxième album, Protégé.e. Celui-ci est évidemment mis à l’honneur, interprété dans son intégralité (ou presque). Des chansons électro-pop, dansantes ou mélancoliques, où l’émotion se mêle à la colère, où l’amour côtoie la mort, où l’espoir et la rage de vaincre surnagent au bout du compte.

Après un début en douceur, le concert décolle réellement avec la formidable L’alcool et la fumée, chanson à la gloire de la fête sans en cacher pourtant la fatuité, et la hargneuse Le fou dans la voiture, évocation du climat extrême-droitier qui nous englue. Le signal est alors donné pour que le public s’abandonne, allant même jusqu’à chanter en chœur un refrain ô combien tentateur : Baise-moi. Libéré, Théo – le plus jeune des frérots – nous offre même une démonstration de déhanchements à la Jim Morrison, pour la plus grande joie de l’assistance.

C’est pourtant sur un morceau planant, Pleurer devant la beauté, que l’on se quitte. Une chanson inquiète (« Vivrai-je un jour / Dans un monde sauvé ? ») mais gorgée de foi dans l’avenir : l’homme peut se sauver tant qu’il sera capable de pleurer devant la beauté ! Au vu de l’émotion ressentie ce soir, tout n’est en effet pas perdu !

 

Le facebook de Terrenoire, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, c’est là ; le site du Centre culturel Le W:Halll, c’est là.

 

« Un chien sur le port » : Image de prévisualisation YouTube

« L’Infini » : Image de prévisualisation YouTube

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