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Isabelle Bazin, traditionnelle lumière

Isabelle Bazin (photo non créditée prélevée à sa page facebook)

Isabelle Bazin (photo non créditée prélevée à sa page facebook)

La lyonnaise Isabelle Bazin (de Caluire-et-Cuire pour être précis) fait dans le trad : les musiques et les chants traditionnels. Qui n’en sont pas, pas toutes et pas tout à fait : elles les crée en grande partie, comme un prolongement. A la manière de, mais librement, sans entraves ni gros sabots. Des valses, scottish, mazurka et bourrées pour bals, des chansons pour soirées et concerts… Du trad dont le pilier est son accordéon « bi-sonore » que viennent rejoindre la clarinette et le violon de Marie Mazille (qu’on connaît notamment comme musicienne de Gérard Pierron) et la contrebasse de Stéphane Arbon (qu’on retrouve avec, entre autres, Alain Gibert). Un folk contemporain qui se frotte en harmonie avec des notes jazz, puisant dans les thèmes et formulations trad (« Rossignolet du bois, rossignolet sauvage / Apprends-moi la manière comment il faut aimer… »), et prélève même ici – c’est logique – à Malicorne (Le luneux, avec de nouveaux et dynamiques arrangements qui échappent au trop lourd mélodrame de l’original) comme à Gérard Delahaye (un trad gallois adapté par notre ami breton) et à Jean Richepin.

tournage-clip-isabelle-bazin_6383Que peut donc nourrir la tradition dans ce monde fou qui s’emballe ? Sa musique « profonde, sacrée, inspirée, tantôt cinématographique, tantôt proche de la transe » (dixit Isabelle Bazin) nous charrie des vers de tendresses, d’amours à venir, de répits et de dépits amoureux : « Je voudrais que ces murs / Soient encore brûlants / De nos étreintes / Suspendue par un fil / Entre le fracas et le silence / De mon corps indocile je danse. » Et, pour faire bonne mesure, quelques récits de pauv’gars et de drames, à la manière encore de la tradition.

Ce disque tout beau, tout neuf, est le second volet d’un dyptique, appelé « Et une autre femme m’enfantera ». Le premier volet, c’était il y a deux ans, D’ombres… ; ce second est donc de lumière ! Le premier n’est que musical, celui-ci n’est que chansons. Les deux sont pareils délices.

 

Isabelle Bazin, Et de lumière !, Athos productions 2014. Le site d’Isabelle Bazin, c’est ici. En concert à Paris les 3 et 4 octobre 2014. Image de prévisualisation YouTube

Une réponse à Isabelle Bazin, traditionnelle lumière

  1. Rétrolien « Isabelle Bazin, dérive de sons et de sentiments  de Michel Kemper | «Isabelle Bazin

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