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Gueules d’Aminche, premier album

Vinyle ou laser, le disque a ses limites, qui ne sait parfois tout à fait restituer la folle énergie, la juste émotion. C’est la première impression – elle est d’importance – qui vous vient à l’esprit à l’écoute de Perdre le nord, le premier opus du groupe Gueules d’Aminche. On a l’impression d’entendre la bande annonce d’un spectacle, mais sans images, rien que le son alors que ça en appelle plus et mieux. En fait on a l’impression de plein de choses. Entre autres que Mano Solo est revenu, tant il est vrai que le timbre de Vinz, chanteur, parolier et guitariste de ce trio, colle à celui du créateur de La Marmaille nue. La qualité des textes tire effectivement, elle-aussi, sur Mano : il y a école. Le postulat de Gueules d’Aminche tient en cette déclaration d’intention : « Au large des continents connus du monde des hommes, bien loin de toute civilisation, voyageur de passage, toi qui te croyais perdu en mer ou égaré sur des terres hostiles, réjouis-toi, car enfin te voici arrivé au bout de ton périple. Salut à toi l’Aminche, bienvenue dans notre pays imaginaire, aussi mythique que l’Atlantide, plus légendaire et libertaire que l’île d’Utopia, l’Amincherie libre vous accueille à bras ouverts… L’Aminche c’est l’ami, le copain, le poto, c’est vous, c’est nous, c’est toi et moi, tous ceux qui partagent leurs rêves et leurs espoirs autour de refrains entraînants… » C’est à peu près ça. Un accordéon, une guitare, une contrebasse, telle est la base de ce chaleureux trio swing-guinguette en partie parisien, en partie de l’est de la France, qui certes ne renouvelle pas le genre de la « musique festive » mais lui apporte de belles plages, sincères, humaines. Des « chansons à vivre, à rêver et à boire sans modération » qu’ils disent. C’est vrai que c’est à côté d’un bar qu’on se les imagine naturellement : ça doit être dû à la douce ivresse suintant de leurs compos. Au chevet de cette première galette, on retrouve pas mal de copains à eux, dont ceux d’Acorps de Rue, que NosEnchanteurs avait chroniqué en scène. Même esprit, même pêche, même spontanéité, même don de soi, là encore il y a (belle) école. Celle du partage, inestimable, irremplaçable.

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Gueules d’Aminche, Perdre le Nord, 2011, Socadisc/CD1D. Le myspace de Gueules d’Aminche, c’est là.

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