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Aux Détours [de Chant] il y a du neuf !

Jane for tea (photo DR prélevée à la page d'accueil de son site)

Jane For Tea (photo DR prélevée à la page d’accueil de son site)

Le Bijou, 1er février 2014,

Du neuf, de la nouveauté, des « découvertes »… ce mot là constituerait presque une nouvelle catégorie, reconnue d’ailleurs dans les grilles salariales.

Cinq artistes ou groupes occupent la scène, trois dans l’après-midi et deux en soirée. Ils donneront en quarante minutes un aperçu de leur singularité. Car le défi est là ! Comment, en 2014, marquer du sceau de son univers ce monde de la Chanson ?

Les premières notes de La Gaudriole nous ramènent apparemment à ce qui nous est familier. Un quartet (accordéon, piano, guitare, contrebasse), trois temps d’une valse, un chanteur en « marcel » à la voix légèrement éraillée… ça y est nous y sommes « au comptoir des amis. » Trinquons ! D’accord… On l’a tant entendue cette chanson là !

Mais très vite le décor se lézarde et nous entraîne dans des zones de nuit noire ou blanche, c’est selon ! Je me promets de suivre de près cette Gaudriole là. 

Du neuf, Vincent Pérez, en solo est venu nous en offrir, lui que nous avons bien connu dans « Rue Rouge », groupe chanson rock qu’il m’arrive d’écouter encore. Il a choisi l’intime, le doux, le fragile de la relation amoureuse, sur fond de bord de mer, entre sable blanc et roulis des vagues. Mais hélas, on s’ennuie vite sur ce rivage.

Jane For Tea, c’est aussi un nouveau projet, celui du duo  Jean-Pierre Savoldelli (batterie, ukulélé) et Séverine Lescure (ukulélé, washboard) chanteuse (et comédienne, de toute évidence !) dans un look de baby boop très réussi, accompagné d’un contrebassiste (et ukulélé basse !) qui leur donne bien la répartie ! C’est une chanson résolument énergique, faite de charme et de gaîté, une chanson salutaire que je recommande les jours de déprime.

Le solo piano voix de la très jeune, et très sage Claire Gimatt (lauréate en 2011 du prix Claude Nougaro) aurait de quoi satisfaire mon penchant assumé pour cette sobriété et pour  la poésie. Elle est d’origine andalouse (ce que sa blondeur et son teint diaphane contredisent) et pour cette raison là offre des chansons en espagnol qu’elle interprète debout derrière le micro. J’avoue, ce sont ces moments là que j’ai aimés.

Pour finir j’ai été totalement  déstabilisée (et laissée sur la rive !) par les recherches instrumentales de Ernest Barbery’s Kwartet (je vous défie de mémoriser d’emblée ce nom de groupe !), clarinettes, basse, accordéon, électro, percussions… Le chanteur se donne pourtant… mais il aurait pu tout aussi bien chanter en chinois ou en russe car je n’ai rien compris ou presque ! Je précise que c’était leur ingé’son à la console !

Et si j’étais trop vieille pour la chanson de demain ?  

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15 Réponses à Aux Détours [de Chant] il y a du neuf !

  1. catherine Laugier 4 février 2014 à 11 h 37 min

    Moi les enregistrements d’Ernest Barbery m’avaient accrochée Claude…J’aime bien la recherche et les mélanges de musique, que j’avais baptisés « fusion » pour l’expliquer à mon fils, ce en quoi il m’a répondu que c’était bien, mais que cela n’avait rien à voir ! Il faut peut-être persister…
    Jane for Tea m’a l’air très sympathique effectivement, salutaire et le mot i Salud ! et Claire Gimatt a l’air de faire partie de ces femmes qui donnent beaucoup d’elles-mêmes sur scène, les autres il me faudra les découvrir !

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  2. Danièle Sala 4 février 2014 à 12 h 30 min

    Merci pour ce méli mélo de nouveautés . Il n’y a pas d’âge pour découvrir , pour se laisser bousculer, surprendre , j’aime bien Jane for Tea et Claire Guimatt , je n’ai pas trouvé d’échantillon d’ Ernest …

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  3. Comme un poisson dans l'art 4 février 2014 à 18 h 47 min

    Bonjour à tous,
    Quelle belle soirée samedi dernier !
    Je dédie ce mot à toutes les personnes qui sont venu pour féliciter la pertinence du projet qui depuis un certain temps s’appelle, Ernest Barbery. Nous travaillons avec ce groupe pour ce qu’il a de surprenant et d’enthousiasmant, la chanson s’écrit et se chante de bien des manières. Comprendre quoi exactement ?! La poésie des mots et de la musique offrent de nombreuses possibilités à ceux qui la composent. Ernest Barbery c’est l’image, le symbole, l’énergie rock et l’imagination. Non l’âge n’a rien avoir dans cette histoire, l’expérience est à renouveler, qui sait? La déroute c’est l’apprentissage, on est pas obligé, on ne peut pas plaire à tous le monde mais tout de même la chanson n’est pas faite que de codes établis.
    Pour les autres, rendez-vous sur ce lien vous en saurez un peu plus !
    Je crois que connaissant l’humour de Barbery, un morceau sino-russe va bientôt sortir des tiroirs !

    http://www.commeunpoissondanslart.fr/ernestbarbery.html
    http://ernestbarbery.bandcamp.com/
    (sur ce site il y a les paroles pour lire mais pas pour comprendre)

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  4. Ernest Barbery 4 février 2014 à 19 h 42 min

    Chère Claude, voici quelques précisions à apporter à votre chronique :
    1) Ernest Barbery’s kwartet n’existe plus… Le nom du groupe est Ernest Barbery, tout simplement.
    2) Il n’y a pas de basse… Il s’agit d’une guitare, cependant électrique, c’est peut être cela qui vous induit en erreur (cet étrange instrument a fait son apparition dans les années 30…)
    Où bien vouliez-vous peut-être parler de la clarinette basse ?
    3) Le terme ingé-son est un fourre tout qui ne signifie absolument rien dans nos métiers… Il existe des régisseurs plateau, des techniciens son, et oui, mieux vaut employer le mot juste, sinon vos interlocuteurs voient bien que vous ne savez pas de quoi vous parlez et là ben… tout le monde se marre…
    4) Vous employez les termes de « recherche instrumentales » euh… non non, je sais où sont nos instruments… Vous voulez dire « recherche musicale » ? Oui je consent, nous avons osez quelques morceaux avec 3 accords au lieux des 2 réglementaires dans la pure chanson française que vous croyez défendre mais que vous ne comprenez pas en réalité. Si Ferré, dont le blog de « Nosenchanteurs » parle si souvent était sur scène aujourd’hui, il ferait du Slam Post Punk Anar Core qui vous décollerez la rétine…
    5) Je ne sais quoi vous répondre lorsque vous vous jugez trop vielle pour la chanson de demain…
    En tout cas pour celle d’aujourd’hui j’ai mon idée sur la question… c’est dire. Oui je sais, ce n’est pas très élégant, là, je donne dans le calembour sans « recherche artistique ».

    Pour conclure, voici un lien son, si vous vous n’avez pas compris, c’est enfants (classe de Ce1) ont tout pigé très vite… Je vous le conseille, ça fait du bien un peu de fraîcheur dans cette ambiance « d’ ayatollah-réac » défenseurs de la pure chanson française…

    https://soundcloud.com/ernestbarbery/lennie-leynie

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    • Michel Kemper 5 février 2014 à 8 h 34 min

      Régulièrement, des commentateurs d’occasion posent ici leurs énormes considérations sur ce site qu’ils ne connaissent en général pas (trop fatiguant de lire plus de deux mille articles en stock), sur un article chopé au passage (là, c’est un artiste à l’égo blessé, vexé que son art ne soit pas reconnu). Ils tentent de ridiculiser un rédacteur, parfois toute l’équipe, et sortent des mots magiques, définitifs, des mots à la con : « ayatollahs », « réacs »… C’est toujours les mêmes mots, dont ils ne savent en général même pas la signification. « Défenseurs purs et durs de la chanson française » oui nous le sommes, même si ça vous emmerde. Nous le sommes, dans toute la diversité de cette chanson, dans tous ses recoins, ses subdivisions, ses genres, ses particularités. Je pourrais vous citer des centaines d’artistes, tous différents les uns des autres mais j’ai peur de vous ridiculiser, de mettre à jour votre totale ignorance, votre acné musicale. Qu’avant de commenter, ceux qui n’ont pour argument que le mot « réac » daignent auparavant lire tout ce que nous avons produit ici. Outre que ce sera bon pour leur culture (si on peut les rendre un tout petit peu plus intelligents, ce sera déjà ça), ils sauront – s’ils savent réfléchir – qu’ils se foutent le doigt dans l’oeil, qu’ils pissent contre le vent. Les réactions des Ernest Barbery et consorts sont bien dans l’air du temps : ignares et sectaires, haineuses et volontairement blessantes. On a bien sûr le droit de ne pas être d’accord avec un article et on peut le dire mais avec respect, courtoisie, intelligence, en essuyant auparavant sa morve et en corrigeant ses fôtes d’orthographe (c’est plus poli).

      ps. Je tiens à préciser aussi que, sur le programme du festival « Détours de chant », vous êtes annoncé au titre de « Ernest Barbery’s Kwartet » : ce n’est donc pas une erreur de notre journaliste que de vous nommer ainsi : veillez d’abord à la cohérence de votre propre communication avant d’en faire grief à autrui.

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    • Norbert Gabriel 5 février 2014 à 11 h 16 min

      Je vois que vous tenez à la précision des mots je cite  » et oui, mieux vaut employer le mot juste, sinon vos interlocuteurs voient bien que vous ne savez pas de quoi vous parlez et là ben… tout le monde se marre… » donc précisons qu’un blog est un journal univoque, un seul signataire en général, alors qu’un site est animé par plusieurs personnes, ici une dizaine, et les points de vue sont parfois très différents. Ce sont des chroniqueurs libres qui proposent des articles en toute indépendance.
      Quant à votre proposition sur ce que ferait Ferré en 2014, j’ai un doute, Ferré n’a pas suivi les modes (à part C’est extra, exercice de fabrication de tube qu’il a bien maitrisé) il a tracé son chemin en toute indépendance, si on vous suit, il aurait donc fait du yéyé en 1965, et de la pop en 1980? Ces années là; il tournait avec une bande orchestre symphonique… Loin des modes du temps ..

      « trop vielle pour la chanson de demain… »" et pourquoi la vielle (à roue ? ou archet?) n’aurait pas sa place dans la chanson de demain ?

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  5. Claude Fèvre/ Festiv'Art 4 février 2014 à 20 h 28 min

    Merci cher « Comme un poisson dans l’art  » et félicitations pour votre engagement auprès d’artistes qui nous obligent à bousculer nos codes; pour cela, oui, merci ! Par contre quand je parle de « compréhension » en faisant suivre cette remarque d’une parenthèse assez explicite je crois …c’est que je n’ai tout simplement pas compris les mots prononcés …problème de réglage du son !! Question sur laquelle je ne reviendrai pas pour l’avoir largement évoqué dans une précédente (et mémorable !) chronique !
    Je ne posais pas la question du sens de la poésie… je suis moi-même tournée vers cette expression littéraire et l’onirisme, le surréalisme, voire l’hermétisme ne me dérangent nullement, au contraire, à condition qu’ils fassent naître l’émotion.
    A la sortie des 40 mn de cette prestation les avis étaient très partagés… C’est bien cela l’art vivant !

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  6. Claude Fèvre/ Festiv'Art 4 février 2014 à 20 h 44 min

    Je n’ai pas pour habitude de répondre aux commentaires surtout s’ils sont un soupçon désobligeant mais je souhaite être simplement polie puisque l’artiste lui-même s’adresse à moi. Si vous me connaissiez juste un petit peu, cher Ernest Barbery, vous sauriez que je n’ai rien d’une réac …Mais bon, pour cela il faut connaître mon travail de diffuseur à l’affût des nouveautés et ardemment, passionnément (et bénévolement ! ) tourné vers les découvertes. Lisez quelques une de mes chroniques (tiens, au hasard, la toute récente sur Dimoné !) sur ce site en allant dans la rubrique « Collaborateurs  » et vous comprendrez.
    Pour le reste je prends note de vos mises au point, surtout musicales. Soit.
    Je pense que tout le monde a bien compris ce que désignait le jargon « ingé’son » … Il est un fait que dans la rangée où je me trouvais mon avis a été partagé par tous.
    J’en suis désolée.
    Pour finir (je ne répondrai pas davantage) il me semble que cet exercice d’écriture comporte cette part de subjectivité qui
    appartient à l’ensemble de l’expression artistique. C’est un ressenti pas davantage ; d’ailleurs le très beau commentaire de Catherine
    Laugier m’apporte la contradiction. Et c’est heureux !

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  7. Norbert Gabriel 4 février 2014 à 21 h 55 min

    Quelque chose me dit qu’on va repartir dans une discussion « à la Dimoné »… Sur les termes pros concernant les métiers de la scène, quand je suis allé protester (pas tout seul) sur les catastrophes sonores de certains concerts (surtout Arno) les responsables du festival ou de la salle m’ont toujours répondu « c’est Arno qui impose son ingé-son » mais, comme c’est un belge, ils n’ont peut-être pas le même langage…
    Et j’ai souvent entendu ce terme dans la bouche de pros.
    Puisqu’on est dans la précision sémantique, il me semble aussi que la recherche musicale est un ensemble, alors que la recherche instrumentale s’applique à un instrument, mais c’est un point de vue de béotien musical…
    Quant au couplet sur « la pure chanson française à 2 accords » qui serait l’apanage et le combat de NosEnchanteurs, il y aurait beaucoup à dire… De Bossone à Dimoné, ou Paris Combo, il me semble qu’il y a un peu plus de 3 accords, comme dans Chapell Hlll, ou Alela Diane, il y a aussi des gens qui chantent en anglais…
    NB: quand j’évoque «  une discussion « à la Dimoné » ce n’est pas l’artiste qui est en cause, mais les réactions suite à un article, précision utile pour les réactifs qui montent dans les tours sans avoir tous les éléments.

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  8. catherine Laugier 4 février 2014 à 23 h 08 min

    Chacun sa sensibilité, il y a de tout sur Nos Enchanteurs, et Claude n’est absolument pas un défenseur « ayatollah-réac »de la « pure » chanson française. L’important est de pouvoir donner son avis librement, ses coups de cœur, et que chacun puisse répondre. Une idée de la musique, et de la poésie d’Ernest Barbery : Exterrien http://youtu.be/RBfqfJlr2lc et Berceuses au butagaz :http://youtu.be/yMXbr7fhJNQ
    Et on se calme !
    Au fait, je n’y connais rien en musique techniquement (à mon grand regret) je marche aussi au ressenti !

    Répondre
  9. Ernest Barbery 5 février 2014 à 15 h 41 min

    Vu le temps qu’il fait aujourd’hui, heureusement Kemper est là pour soigner mon acné.

    Allez, un peu de recul pour ne pas trop se prendre au sérieux :
    http://www.youtube.com/watch?v=CvN6BBaPpjM&feature=youtu.be

    Vous trouverez dans cette vidéo ce qui peut me blesser, le reste c’est comme souvent, du courant d’air, beaucoup de bruit pour rien…
    PS :
    J’sais pas ce qu’il branle l’ingé son (il a peut être sauté sur une mine…), mais le son est vraiment limite, et en plus on comprend pas ce qu’ils racontent.

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  10. Norbert Gabriel 5 février 2014 à 16 h 26 min

    c’est exactement ce qui s’est passé avec Dimoné, un concert (soit un moment donné dans des circonstances précises) qui ne se passe pas bien, et ça s’emballe en démesure… Dimoné a eu depuis un article qui rend justice à ce qu’on peut entendre sur les extraits youtube et autres, (mais qui n’était pas du tout ce qui avait été proposé à Barjac.)
    Idem pour Barbery, les extraits que je viens d’écouter sont tout à fait ce que j’aime découvrir et faire tourner sur la chaine (une vieillerie genre Rolls 1930, mais un putain de beau son, même avec des Cd… ) et si l’occasion m’est donnée en région parsienne j’irai volontiers … mais que les techniciens du son ne sabotent le spectacle, ça me rend malengroin…
    Ce que j’ai entendu et que j’aime beaucoup c’est là, tant sur le plan textuel que musical, le son est parfait.
    http://ernestbarbery.bandcamp.com/

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  11. Anne-Marie 6 février 2014 à 15 h 01 min

    Chère Claude, d’accord avec vous je trouve le groupe Ernest Barbery déstabilisant, alors pourquoi ne vous êtes vous pas laissée faire, sans pour autant vous appuyer sur les impression de votre rangée. Dommage, je vous invite à revoir ce groupe pour vous toute seule sans vous occuper du commentaire à écrire, incognito. La musicalité de ce groupe me touche, parfois aux larmes eh oui, question de sensibilité.

    Répondre
    • Norbert Gabriel 6 février 2014 à 18 h 52 min

      «  » sans pour autant vous appuyer sur les impression de votre rangée »
      j’ai vécu ça plusieurs fois, sortir d’une salle (concert Arno) parce que le son, paroles inaudibles, était douloureux pour les tympans. J’aurais pu penser que mes oreilles étaient en mauvais état, j’étais rassuré de retrouver dehors des gens ayant la moitié de mon âge sortis pour les mêmes raisons. Et on s’est retrouvés au concert suivant sans avoir à mettre des bouchons d’oreilles. Hier, j’étais à l’Européen, une salle difficile pour le son, c’était absolument parfait. Je ne fais pas mes commentaires d’après les rumeurs, mais avant de sortir le fusil, ou le stylo à l’encre rageuse, je vérifie que je ne suis pas seul à ressentir un ratage. Il y a quelques semaines, un article sur un concert raté de Jean-Louis Murat a eu quelques commentaires de fans qui le suivent, et qui ont reconnu que parfois c’est raté. Et ça n’empêche pas d’apprécier les albums.

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  12. Claude Fèvre/ Festiv'Art 6 février 2014 à 16 h 46 min

    Une fois encore, on s’adresse à moi. Je veux avoir la politesse de répondre, chère Anne-Marie, en vous disant que j’étais « seule » à ce concert et que je n’ai pas eu d’échanges avec mes voisins, voisines, j’ai juste entendu les conversations… Je me contrains à écrire en toute honnêteté et le point de vue exprimé est le mien, en toute subjectivité, bien sûr… un autre lieu, un autre moment (nous en étions au cinquième concert !) auraient peut-être provoqué un autre ressenti…Allez savoir !

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