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Oreilles en pointe, bilan 2009

Aux ultimes portées de Lo’Jo, Les Oreilles en pointe, dix-neuvième édition, se sont achevées. Et ce festival entré de fait dans sa vingtième année.

Le cru 2009 fut d’excellence. Non forcément par la fréquentation mais par la qualité. Bien sûr celle de la programmation (avec sans conteste, à mon sens toutefois, la palme à Jim Yamouridis, à Lo’Jo ainsi qu’à Émily Loizeau) mais pas que. Qualité en terme d’organisation : jongler entre autant de lieux différents, dont certains difficiles voire improbables relève quand même de la grande classe. Qualité de l’accueil (une équipe de bénévoles toujours étoffée qui fourmille d’initiatives), complicité avec l’ensemble des acteurs municipaux (huit communes tout de même, c’est pas une paille…), l’extrême disponibilité et satisfaction de l’ensemble des artistes, tous les indicateurs sont là qui attestent de cette splendide réussite. « Tout ça fait un festival ouvert et pointu, qui plus est très convivial » commente sobrement Tibert, le directeur artistique des Oreilles en pointe.

Emily Loizeau (photo Pierre Charmet)

Seul point d’ombre : l’offre pléthorique de spectacles en ce mois de novembre. Certes, c’est toujours le cas en cette période. Mais quand même… Se voir opposer, presque en dernière minute, un méga concert gratuit au Zénith, avec Mickey 3d, le soir de Lo’Jo, est un handicap que les organisateurs se seraient bien passé. Ça frise la concurrence déloyale et peut mettre en péril mortel un tel festival : « Il y a la nécessité pour les acteurs culturels de se réunir autour d’une table pour tenter une harmonisation » plaide Tibert.
Le grand public n’aura vu de ces Oreilles que ses pointes et lobes visibles, pas le restant, à savoir ces initiatives à la marge des soirées, toutes visant à faire connaître plus encore la chanson, à la faire entrer là où elle n’est pas, où elle n’est plus. A l’usine, à l’hôpital, au hasard des rayonnages d’une bibliothèque. Auprès d’ados, auprès d’adultes qui vont la travailler, à bras le corps, la faire sienne. C’est là, en cette dix-neuvième édition, que réside la plus belle réussite. Même si c’est tout sauf médiatique : la chanson est comme la mine, c’est un travail de fond. C’est toujours labourer le terrain, y semer des graines dans l’espoir ténu mais tenace de les voir pousser. Le Syndicat intercommunal de la Vallée de l’Ondaine et ses partenaires semblent avoir choisi préféré cette culture-là aux vastes épandages, aux semis faciles farcis d’OGN. On ne peut que les en remercier.

Épisode final autant que rituel de ces Oreilles en pointe, le jury de spectateurs est en conclave pour décerner son « Oreille » à la révélation de cette 19e édition. A la moindre fumée blanche, j’informe…

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