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Jeancristophe, rose bonbons

On tiendra pour acquis l’admiration de Jeancristophe envers Gainsbourg : ce disque le respire en ses sillons. On pourra convoquer d’autres noms aussi, tel Katerine bien sûr, mais en nettement mieux. Comment le dire ? Ce disque (le second de Jeancristophe, quatre ans après L comme lui qui, déjà, donnait le ton), rose & pop, est tant une totale réussite qu’un acte courageux, mise à nu sans string et sans fard, pas même ce rose à lèvre dont il se badigeonne sur la pochette. C’est un regard sur lui, sur qui il est, ou qui elle est, le boy addict (« Je n’ai qu’une obsession / C’est les garçons »), sur ses passions (« D’amants aussi j’attends l’incendie »), ses phantasmes (« Envoyez-moi la Garde suisse »), ses douleurs, son mal-être, carnet intime joliment calligraphié, d’une patte sensible et habile. C’est un disque d’amour, d’envie d’amour, fait d’amitiés particulières, sans l’ombre d’une femme si ce n’est maman. C’est la vie en rose, avec les épines qui vont avec. Où l’enfer est dans l’enfermement. Propos souvent graves mais ton presque badin, dansant, coloré pop des années quatre-vingt, parfois baraque foraine qui tourne manège, qu’on imagine tant sur sa platine qu’en boîte de nuit.

Jeancristophe, Ma vie en rose, 2011, autoproduit. Le site de Jeancristophe, c’est ici. www.mavieenrose.biz (ce billet a été précédemment publié dans les colonnes du Petit format du Centre de la Chanson).

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