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Roches Celtiques 2017. Cisalpipers, Italiens en terres d’Irlande

Cisalpipers (photos Julien Manevy, PhotoGraphix)

Cisalpipers (photos Julien Manevy, PhotoGraphix)

De longues capes vertes, des coiffures et tenues suggérant des temps anciens, de possibles troubadours, d’élégants baladins, voici nos cinq musiciens de Cisalpipers, après déambulation au cœur du marché artisanal, en fait des marchands de crêpes, de saucisses et de bières. De bières artisanales, il va sans dire.

Depuis le début du festival, à Saint-Etienne puis à Rochetaillée, ici aux Condamines, ils en sont comme le fil rouge. A déambuler donc, à se produire en concert aussi. La baroque balade achevée, les voici de nouveau sur scène, reprenant leur statut de groupe et déposant en conséquence leurs tambours médiévaux. Eux sont italiens, d’Émilie-Romagne, mais celtes de cœur et d’esprit : leurs ancêtres ne furent-ils pas, eux aussi, les gaulois. Des celtes, donc. L’essentiel de leur répertoire est de leur composition, qui ajoute sa pierre à la culture celtique, la poursuivent.

IMG_3835Les notes sont secouées comme si elles sortaient d’un shaker : tout est implicite appel à la danse. Sur le terrain cabossé et en pente du devant de la scène, beaucoup y vont de leur danse. Selon son degré de culture bretonne, chaque danseur improvise, entre presque an-dro et déjà gavotte. Par défaut la valse, mais la valse est à trois temps et Cisalpipers a bien un temps d’avance : les pas s’emmêlent, se contredisent, se contredansent. Si ce n’est leurs interventions, en français un peu et en italien dans le texte, nul ne verrait en ce groupe que de purs irlandais, des raffinés, chercheurs de trèfles à quatre feuilles. De l’irlandais et du bon, avec une personnalité en propre. Ce qu’ils ont, avec en plus ces racines celtes à leur botte. L’accent de leur pays, on le trouve quand ils se le jouent façon « chanson italienne », plus Testa que Branduardi, dans la douceur d’une chanson grave.

Douze ans de scène et une très folk, très rock aussi. Percussions et batterie, deux claviers, une basse et, comment ne pas la nommer, Piva Emiliana à la cornemuse écossaise, qui donne plus encore au groupe son son si particulier, à la fois doux et strident. Elle et, bien sûr, Marco, jupe plissée et chaussettes hautes, voix grave et sentencieuse. Quand il entonne The Foggy dew (La rosée brumeuse, ci dessous dans la vidéo), traditionnel guerrier repris entre autres par Gilles Servat, tout le respect du monde l’accompagne.

D’autres formations qu’eux se sont produites ces cinq jours de Roches celtiques, certaines de très haute volée. De par leur omniprésence, Cisalpipers sont devenus familiers aux festivaliers. Ils méritent notre estime.

 

Le site de Cisalpipers (traduction), c’est ici.

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Une réponse à Roches Celtiques 2017. Cisalpipers, Italiens en terres d’Irlande

  1. Florian 3 juillet 2017 à 13 h 02 min

    Il aurait fallu mentionner, peut-être, les Modena City Rambler !

    Un Bella Ciao irish : https://www.youtube.com/watch?v=55yCQOioTyY

    Une chanson hommage à Enrico Berlinguer : https://www.youtube.com/watch?v=TqGs751Q_II

    Et une journée de pluie : https://www.youtube.com/watch?v=2EksrdIHc2U

    Répondre

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