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Alma Forrer « Song d’une nuit d’été »

FORRER Alma 2019 L-annee-du-loupSong d’une nuit d’été 
Song d’une nuit rêvée,
Song
Chante sous la lune
Et fais tomber l’enclume que je portais
Song d’une nuit d’été
Song d’une nuit rêvée,
Song
Chante sous les étoiles
Et fais tomber le voile qui me cachait

Alma Forrer

Paroles Renan Luce, Alma (Veyrin) Forrer, Dominique Burgaud ; Musique Renan Luce et Alma Forrer. Extrait de l’album « L’année du loup » (2019)

Un certain étonnement à la vue de cette vidéo. La chanson, éthérée à l’écoute, est mise en image entre rêves roses de petite fille et scènes gores d’où coulent des flots d’hémoglobine, assez surprenants sur ce texte. Le tragique de Shakespeare devient grand guignol et oublie le côté tout à la fois drôle et magique des Songes d’une nuit d’été dont elle s’inspire.

Dans cet album qui reprend trois des titres de son précédent EP, Alma Forrer joue de ses armes de séduction massives, telle qu’elle apparaît sur sa pochette, avec le physique d’Isabelle Adjani lorsqu’elle nous susurrait « Le petit chat est mort ». Jouant du contraste entre une timidité – flagrante en concerts – , un air d’innocence apparente, et des paroles sulfureuses.
N’être que l’hiver  est une invite languide: « J’ai envie de toi (…) Prends tout ce que tu veux », Conquistadors  une chanson pop sur des synthé dansants marqués très 80′s qui ne laissent pas entendre le texte provocateur « Tous les garçons reflètent sur moi chacun de leurs vices / Et j’aime ça terriblement ».

Les textes où s’invitent d’autres auteurs, Baptiste W Hamon (Tout n’est pas perdu) ou Thousand (L’année du loup), oscillent du thème Sans-toi-je-ne-suis-rien, à Je-suis-l’agneau-qui-a-envie-de-manger-le-loup.
La course,  de Jo Wedin et Jean Felzine, alias Mustang « Je fais la course entre mes amants (…) Et je me donne au moins offrant (…) Mais tu es le seul que j’aime » adopte un point de vue un peu plus complexe.

Plus que ce « Je suis toutes les nuit noires du monde / tous les océans (…) l’indomptable faim au ventre » qui se noie dans des flots de chœurs nébuleux, c’est bien La raison de mon retard, de Dominique Burgaud, sur une musique de Renan Luce, jouée au piano, qui donne une impression de sincérité, et rend le mieux hommage à la délicatesse de la jeune artiste.

 

Alma Forrer est en concert le premier avril 2020 avec ses invités aux Etoiles, Paris Xeme


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