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MJC Venelles. Marjolaine Piémont, Mégaphone tour, Sourigues en festival (1)

Dimoné, Rovski L'animal exquis au Mégaphone Tour  Collection particulière Dimoné

Rovski, Dimoné L’animal exquis au Mégaphone Tour Collection particulière Dimoné

Les 2, 3 et 4 juillet la MJC Allain-Leprest, de Venelles, nous a présenté sous forme de mini festival une grosse partie de la programmation 2020-2021 annulée pour cause sanitaire.

Marjolaine Piémont & Quentin Bécognée Document MJC

Marjolaine Piémont & Quentin Bécognée Document MJC

En mission sur un autre festival, je n’ai pas pu assister au concert de Marjolaine Piémont le 2 juillet pour son spectacle « Sans le superflu », relire l’article sur l’album en 2019,  mais quelle chance, le concert a été enregistré.
C’est dans une version plus sobre que celle que j’avais vue à Aix en 2017, en petite combinaison short noire plutôt qu’en robe tutu rouge, avec Quentin Bécognée aux guitares, et elle-même aux machines, ou parfois à la guitare acoustique qu’elle s’est présentée à Venelles. Même dans le jeu de scène et de lumières, elle joue cette fois-ci sur le style confidences intimes. En accord avec son récent album, qui comportait au sein même de ses chansons piquantes de séduction massive, ou à côté, des aveux de blessures anciennes. Solitude dans le couple, peuplée de fantasmes (
Beaux draps), jalousie d’une petite sœur (Il était une fois) ou chanson très émouvante, Vieille, sur la maladie d’Alzheimer. Il y aura quand même un cours d’opéra, ou une séance de lâcher prise rock sur  Je suis bonne  - où Quentin donnera toute sa (dé) mesure. Le rappel fera l’objet d’une reprise de la chanson Emmenez-moi de Charles Aznavour.

Marjolaine Piémont était également à Barjac le mercredi 4 août sous chapiteau.

Le site de Marjolaine Piémont, c’est ici. Ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, là

Concert Flyfm.fr Marjolaine Piémont à La MJC de Venelles Image de prévisualisation YouTube

Le Mégaphone tour dans sa tournée sud-est devait passer le 6 février 2021 avec son haut-parleur, Féloche comme parrain et Rovski. Ce n’est que le 3 juillet finalement qu’il rejoindra la MJC de Venelles, avec Dimoné comme parrain remplaçant Féloche, non disponible à cette date. Rappelons que cette tournée de festival itinérant organisée par l’Association Le décor de l’envers est destinée à faire émerger de nouveaux artistes, avec une formation en résidence, un accompagnement en minivan dans des lieux de proximité, y compris dans des lieux atypiques, au plus près du public (moins de deux-cents places), et aide à la diffusion (showcase à destination des professionnels, conseils tout au long de l’année), avec un cachet par date pour chaque artiste.

L'animal exquis à Venelles ©Anny-Claude Durbet

L’animal exquis à Venelles ©Anny-Claude Durbet

Alexis, dit L’animal exquis, tout jeune homme élancé, cheveux bouclés, des lunettes rondes à la Harry Potter, armé de sa seule guitare classique, cache son passé de musicien, se cache tout court : pas de site, pas de page facebook, une seule photo sur le site du Mégaphone tour, pas d’album, ni de vidéo. Tout au plus trouverez-vous un enregistrement audio d’un titre : « L’essentiel de ce que je suis / Ce qui me constitue vraiment / Tant que je cours, tant que je crie / Que je sens le soleil brûlant / Ce n’est pas mon idéal / Ou ma tendresse / Ce n’est pas mon visage pâle / Mais alors est-ce ma condition d’animal / Sans laisse » Déjà tout un programme, avec une auréole de mystère qui aiguise notre curiosité.
Le public sera tout de suite séduit par ce troubadour stellaire qui nous fait l’historique de l’évolution en une odyssée sidérale, une collision vagabonde
« La nuit de galaxies en galaxies / Voyageur de l’infini ». C’est donc à un concert concept que nous assistons, un opéra sur l’histoire du monde entre sciences physiques et ethnologie : « Petit singe descendu du nid / Canopée disparue asséchée (…) Oui le désert a fait de nous des hommes » qui se poursuit en prospective dans une optique plutôt pessimiste : « Vont-ils périr aussi comme les wikings sous la mer/ Ou bien survivre dans l’enfer / Que nous avons fait sur terre ».
Malgré l’avenir sinistre qu’il nous trace, c’est un plaisir d’écouter la voix douce et chaleureuse du jeune homme et ses jolis arpèges, parfois réverbérés d’un discret coup de pédale.
C’est dans les forêts profondes de Compiègne qu’Alexis puise son inspiration
« Voudrais-tu me suivre entre l’émeraude et le cuivre parmi la flore », mais son but est de sortir de cet abri, « franchir les chemins de la haine », « Traverser la mer des naufrages », pour « tout rendre à la terre / Lui demander une seconde chance ». La dystopie s’achève comme dans un scénario de film catastrophe « Je suis un survivant / Et je vis sous la terre / J’ai toujours vécu dans cet abri nucléaire (…) Demain je sortirai / Tant pis si c’est la dernière ». Clap et fin. Une fin qu’on souhaite provisoire, tant cet animal humain là nous a séduits.

Rovski à Venelles ©Anny-Claude Durbet

Rovski à Venelles ©Anny-Claude Durbet

Entrent en scène les deux filles constituant le duo Rovski : l’autrice-compositrice interprète Sonia Nemirovsky au violoncelle et la chanteuse multiinstrumentiste  Olive Perrusson, au violon ou à la guitare électrique , et aux machines électroniques. Toutes deux en mini-robes et collants sombres. Une ballade virtuose où le son des musiques, celui des mots comptent autant que leur sens, très abscons, voire surréalistes : « Si ça ne vaut pas la peine / Chante le haut parleur / Rasant les lattes anciennes qui te retiennent / Qui te retiennent à l’intérieur / Blafarde l’aube sur le canapé dissipe / Nos pupilles vinyles / Que vois-tu au fond de ton entonnoir ». Sur ce titre, Sheller, Olive Perrusson joue de son violon comme d’une guitare, à la Andrew Bird, doublant la guitare électrique d’un son léger et rythmé qui peut faire penser à celui d’une mandoline ou d’un banjo, avant de reprendre l’archet. On se laisse prendre (ou pas) à cet univers très travaillé, brillant, entre acoustique, chœurs célestes et boucles sonores, et assez souvent latino (Sonia a des origines argentines). Un voyage brûlant, contemporain, musical et textuel « Devant le micmac où tu m’as emmêlée / J’encaisse les claques » qui s’achève en tourbillon, entre souffles, rythmes, envolées lyriques : « Tu marches comme tu danses et tu transpires l’ivresse (…) Cuando se apagan los fuegos / La bailarina se va se va ».

Après son premier six titres
Mangroves paru en 2019, et un album collaboratif, Les quatre saisons, que nous vous avons présenté en juin, le duo prépare un album complet pour 2022.

Le site de Rovski c’est ici. Ce que NosEnchanteurs a déjà dit de Rovski. 

À suivre le parrain du Mégaphone Tour, Dimoné, et le 4 Juillet Alain Sourigues.

Sheller, Le pont des artistes 2020 Image de prévisualisation YouTube
La danseuse, Le pont des artistes 2020 Image de prévisualisation YouTube

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