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Philippe Chatel, la lumière après des années sombres

Philippe Chatel (photo DR)

Philippe Chatel (photo DR)

La voix s’est assombrie, plus grave. Le visage s’est couvert de rides, comme des nervures de feuilles ; les cheveux sont poivre et sel, le blanc l’emportera. Voici le retour, la Renaissance, d’un chanteur un jour disparu, le papa d’Émilie jolie, celui qui aime bien Lili. De nouveau Philippe Chatel, donc, 68 ans, longtemps après un accident de sport mécanique, un long coma et des années pour s’en remettre s’il s’en remet tout à fait un jour. Si on excepte une nouvelle version d’Émilie Jolie en 1997, son précédent album de création remonte à Anyway, il y a plus de vingt-cinq ans.

Un disque en deux parties : douze nouvelles chansons et puis, tel un bonus, quatre tubes venus du fond de nos mémoires : J’t'aime bien Lili il va de soi, Ma lycéenne, Mister Hyde et Yin-yang.

philippe-chatel-renaissanceOn vient de le voir à la télé, non en images d’archives, mais tel que Philippe Chatel est aujourd’hui. Tel qu’il chante aussi mais c’était en play-back. On devine l’incroyable effort qu’il lui a fallu pour enfanter, pour enregistrer ce nouvel opus, si longtemps après le précédent.

Inépuisable thématique, Chatel chante l’amour, la douce ivresse de l’amour : « T’es la fill’ dans la bouteille / On a envie d’savoir / T’es la fill’ dans la bouteille / On a envie d’te boire… » L’amour et Le temps qui passe, notamment dans la chanson éponyme qui sans être un blues le porte. Et François Villon, dont la seule obsession du chanteur semble être de le rencontrer : « Les vagabonds, les forbans / Les pirates et les brigands / Les truands, les scélérats / Aucun n’aurait raté ça. »

On devine que cet album ne sera sans doute pas suivi d’une tournée, tant ce serait difficile pour l’homme au corps blessé. Il nous permet juste de renouer le contact, presque fêter des retrouvailles, avec un artiste que nous avons aimé, dont nous n’avions plus de nouvelles. Certes, la voix s’est voilée, un peu plus lente, mais la plume et les notes sont toujours alertes, qui sans doute font plus penser à la chanson, à la variété, des grandes années de l’artiste, ce qui n’est pas désagréable. Tout y est, presque comme au commencement…

 

Philippe Chatel, Renaissance, EPM/Universal 2016. La page EPM de Philippe Chatel, c’est iciImage de prévisualisation YouTube

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