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La chanson pas si anonyme de Chansonyme

Sur scène : Augustine Hoffmann, Frédéric Bobin et Hélène Piris (photos Nicolas Blanchard)

Sur scène : Cheval 2 trois, Augustine Hoffmann, Vincent Tronc, Frédéric Bobin et Hélène Piris (photos Nicolas Blanchard)

Festival Georges-Brassens de Vaison-la-Romaine, 30 avril 2018,

 

Chansonyme n’est pas le nom d’un groupe, mais celui d’une association d’amateurs de la chanson qui présentait un plateau de quatre artistes au festival Brassens de Vaison-la-Romaine : Augustine Hoffmann, jeune chanteuse de 22 ans au talent prometteur ; Vincent Tronc, voyageur aux mots simples et aux belles mélodies ; Cheval 2 trois, avec Claudine et Benoit Marc (le président de l’association), qui a le charme et la fragilité d’un duo d’amateurs ; et, pour finir, la vedette de l’après-midi : Frédéric Bobin, accompagné par Hélène Piris, qui a eu droit à une « standing ovation ».

Un des principes de cette association de la région de Bagnols-sur-Cèze dans le Gard, c’est de fonctionner au coup de cœur. Benoit nous confie : « A l’origine, Chansonyme est la contraction de chanson et anonyme, car notre but était de présenter des chansons. Chaque chanson a sa page sur notre site. Ce sont évidemment des chansons qui ne passent pas sur les grands médias, qui sont peu ou pas connues du tout. Nous voulions, en quelque sorte, sortir la chanson de son anonymat et qu’elle soit mise plus en avant que son auteur(e) ou son interprète. Nous avons une soixantaine de membres et, chaque trimestre, une commission d’écoute se réunit pour décider quelles chansons vont être rajoutées au site. Mais il n’y a pas de sélection entre les amateurs et les professionnels. Je peux avoir quelqu’un qui me présente une chanson, qui n’en a écrit que deux ou trois, mais si la chanson plaît au comité, nous la mettons sur le site… »

AUGUSTINE HOFFMANN, MIROIR D’ÉMOTIONS A 22 ans, Augustine Hoffmann a déjà une patte bien à elle. Sa voix belle et timbrée utilise une large palette de modulations qui servent à merveille les mouvements du texte et le cœur des mots (dans la même veine qu'Anaïs ou que Linda Lemay...). Son joli visage est le miroir de ses émotions. Les thèmes qui la rendent fontaine du verbe sont déjà engagés pour l'humain. Ainsi dans Pierre qui roule : « L'avenir entre les mains des enfants / Misons donc sur l'éducation / Tiens l'éducation parlons-en / Un couplet ne sera jamais assez long / On nous fait rentrer dans des moules / Quand on est riches d'être différents ». On sent une artiste bouillonnant de questions fondamentales sur la vie : « Et j'en veux bien de vos grands discours / Qui disent qu'on est riche de notre amour / Mais le fait d'aimer mon propriétaire / Ne me donne pas un toit pour l'hiver » (Riche de l'intérieur). Elle développe une présence simple et puissante, qui remplit l'espace. Même si on devine encore le trac en début de concert, on perçoit tout son potentiel qui, au fil des chansons, va s'épanouir. Parions que dans quelques scènes elle saura s'imposer dès les premières minutes de son récital. Cette jeune femme aura certainement sa place dans la lignée des Zaz, Zazie ou Zaza Fournier, nos féminines Zorro de la chanson. Ses textes, ainsi que l'ensemble de ce qu'elle propose, nous portent à l'imaginer sur de grandes scènes où elle pourrait scander son amour de la vie : « Tu sais l'amour mon petit lutin / C'est un peu comme du bon pain / C'est croquant c'est bon c'est fou / Et dedans c'est moelleux et doux / Et quand l'amour paraît foutu / On en fait du pain perdu / Et on se réjouit qu'après tant d'années / Il y ait encore de quoi se régaler » (La vie croustille). Augustine n’est pas encore bien sure de son chemin. Elle tâtonne, hésite, fait des pas de côté. Et des petits boulots. On ne peut que l'encourager : toutes les qualités sont réunies en elle pour devenir une artiste avec un grand A, une de celles qui a des choses à dire et agit pour voir ses idées prendre corps sur les planches.  A noter qu'elle sortira son deuxième album à l'automne, actuellement en financement participatif. SYLVIE HILDESHEIM

AUGUSTINE HOFFMANN, MIROIR D’ÉMOTIONS
A 22 ans, Augustine Hoffmann a déjà une patte bien à elle. Sa voix belle et timbrée utilise une large palette de modulations qui servent à merveille les mouvements du texte et le cœur des mots (dans la même veine qu’Anaïs ou que Linda Lemay…).
Son joli visage est le miroir de ses émotions. Les thèmes qui la rendent fontaine du verbe sont déjà engagés pour l’humain. Ainsi dans Pierre qui roule : « L’avenir entre les mains des enfants / Misons donc sur l’éducation / Tiens l’éducation parlons-en / Un couplet ne sera jamais assez long / On nous fait rentrer dans des moules / Quand on est riches d’être différents ». On sent une artiste bouillonnant de questions fondamentales sur la vie : « Et j’en veux bien de vos grands discours / Qui disent qu’on est riche de notre amour / Mais le fait d’aimer mon propriétaire / Ne me donne pas un toit pour l’hiver » (Riche de l’intérieur). Elle développe une présence simple et puissante, qui remplit l’espace. Même si on devine encore le trac en début de concert, on perçoit tout son potentiel qui, au fil des chansons, va s’épanouir. Parions que dans quelques scènes elle saura s’imposer dès les premières minutes de son récital.
Cette jeune femme aura certainement sa place dans la lignée des Zaz, Zazie ou Zaza Fournier, nos féminines Zorro de la chanson. Ses textes, ainsi que l’ensemble de ce qu’elle propose, nous portent à l’imaginer sur de grandes scènes où elle pourrait scander son amour de la vie : « Tu sais l’amour mon petit lutin / C’est un peu comme du bon pain / C’est croquant c’est bon c’est fou / Et dedans c’est moelleux et doux / Et quand l’amour paraît foutu / On en fait du pain perdu / Et on se réjouit qu’après tant d’années / Il y ait encore de quoi se régaler » (La vie croustille).
Augustine n’est pas encore bien sure de son chemin. Elle tâtonne, hésite, fait des pas de côté. Et des petits boulots. On ne peut que l’encourager : toutes les qualités sont réunies en elle pour devenir une artiste avec un grand A, une de celles qui a des choses à dire et agit pour voir ses idées prendre corps sur les planches.
A noter qu’elle sortira son deuxième album à l’automne, actuellement en financement participatif.
SYLVIE HILDESHEIM

Chansonyme a depuis développé d’autres outils pour promouvoir la chanson d’expression française. Ils ont trouvé une quinzaine d’entreprises partenaires et ont ouvert un lieu à Donat près de Bagnols pour faire un concert par mois. Frédéric Bobin, qui y est passé il y a quelques mois, nous confie : « c’était une super soirée, chaleureuse avec beaucoup d’humanité et de bonheur », beau compliment de la part d’un chanteur qui vient de faire l’Olympia.

Ainsi l’association Chansonyme suit une quinzaine d’auteurs-compositeurs-interprètes. « La première, c’était Augustine Hoffmann. Elle était toute jeune à cette époque et c’est son prof de guitare Joël Gombert qui me la présentée. Alors nous l’avons entourée pour qu’elle puisse réaliser son premier CD », se souvient Benoit.

Une association qui défend la chanson avec le cœur tout autant qu’avec la raison : « nous assurons toujours un cachet minimum aux artistes qui viennent chez nous ». Cela est appréciable pour les artistes qui, en cette période de saccage des budgets culturels, se voient de plus en plus être dans l’obligation de jouer au chapeau avec une recette aléatoire, qui permet parfois tout juste de manger un peu de vache enragée.

 

BRUNO HILDESHEIM

 

Le site de Chansonyme, c’est ici.

Le site d’Augustine Hoffmann, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’elle, c’est là.

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Une réponse à La chanson pas si anonyme de Chansonyme

  1. José Lamer 18 mai 2018 à 19 h 52 min

    L’action du site Nos Enchanteurs est, je crois, de mettre en lumière les artistes, d’en aider certains à sortir de l’anonymat, du silence dans lequel les tiennent les grands médias.
    Aussi suis-je étonné de cet article sur une association qui, volontairement, sur son site, rend anonymes les artistes en débarrassant les chansons du nom de leur(s) créateur(s). C’est choquant. J’ai eu beau chercher, pas un lien, pas une indication vous amènent au nom de l’auteur. Qui saura alors que « Tatiana sur le périph » est une chanson des frères Bobin si ce n’est pas écrit ? Quel est le but recherché de ce Chansonyme qui me semble faire là une action délibérément stupide, très préjudiciable à la chanson ?

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