Barjac 2018. Presque Oui, vingt ans… | NosEnchanteurs

Barjac 2018. Presque Oui, vingt ans…

Mon cher Thibaud,

Il m’est échu de chroniquer ton spectacle, ce ne sera jamais qu’un nième papier de bonheur. Et puisqu’il en est ainsi, je préfère par honnêteté pour les lecteurs, ne pas taire notre connivence régionale. Alors, je t’écris une lettre publique en quelque sorte !

Thibault Defever (photo Anne-Marie Panigada)

Thibault Defever (photo Anne-Marie Panigada)

Sur la carte du temps, tu as retracé toute la route de Presque Oui, et fait rejaillir en ma mémoire des instants précieux…  Ces quelques minutes sur la télé régionale qui m’ont fait entrevoir vos potentialités et votre style, vos récitals de chansons du répertoire  pour des salles remplies de troisième âge (Il m’a vue nue, Presque Oui que tu as repris avec Amélie et qui vous a baptisé !) … Puis vinrent vos propres chansons, votre premier disque, et vos spectacles où Marie-Hélène, en meneuse de revue avec ta guitare pour orchestre, faisait crânement du gringue au public ébahi ! Je la voyais encore monter et s’accroupir sur sa chaise au fur et à mesure de la montée des eaux quand tu as interprété Dégâts des eaux ! Je l’entendais dans la première version féminine des Perroquets du Périgord qui fut le titre de votre second single. Et quelle ne fut pas mon émotion profonde lorsque tu as fait réapparaître sur scène sa très belle voix, toute en nuances et en subtilités, que tu accompagnais comme à l’époque sur ce Bout du Monde

A un moment, il a fallu que tu assumes seul la poursuite de la trajectoire. Ce fut une étape difficile où les mirages (qui « ont toujours raison« ) furent entêtants, et les dérives tentantes (« des fois je me demande si je n’ai pas rêvé tout ça« ). Et tu as reformé avec Sylvain Berthe un duo qui assurait la stabilité au milieu des rêves où tu te voyais vieux (J’étais vieux), qui te mettait à l’abri sous un Séquoia, signe de vitalité gravé sur le dos. Quelques chansons plus profondes qu’il n’y paraît au premier abord (Le vœu, Suspect) ont ramené dans ton répertoire l’humour. Et tu as repris seul le chemin du public avec qui tu partages tes doutes, tes histoires, tes images, mais aussi ton sens de la plaisanterie et la musique de ta guitare sous tes doigts survoltée. Après vingt ans de bons et loyaux services, Presque Oui, La maison brûle et, foin des souvenirs perdus, tu redeviens publiquement ce que tu n’as jamais cessé d’être en privé, à savoir Thibaud Defever, artiste surdoué, homme généreux et attachant, un type que je suis content d’avoir rencontré, avec lequel j’ai partagé de bons moments, et dont je sais qu’il refera (souvent avec la plume de la fidèle Isabelle Haas) des spectacles dont le plaisir justifie amplement le temps passé à les chroniquer !

C’était ton dernier Presque Oui, merci pour cette apothéose à la fois belle, émouvante et jubilatoire, rendez-vous au prochain Thibaud Defever, bonheur assuré !

Toutes mes amitiés,

François Bellart

 

Le site de Presque Oui, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.

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