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Barbagallo, Baptiste Hamon « J’écoute l’eau »

BARBAGALLO BAPTISTE W HAMON 2021 BarbaghamonRien ne s’oppose aux plus grands vents
Comme on se livre au chant,
Comme on se livre aux mots
Mes nuits bardées de tourment
Sont passées, je m’emplis, me déplie, j’aspire au repos
J’ai déployé la voile grande
Le temps qui vient s’étend,
Le temps qui vient s’impose
L’ennui me rejoint par moment
Il est doux et je l’aime, il est tendre

Barbagallo, Baptiste Hamon

Paroles Baptiste W Hamon et Julien Barbagallo, Musique Barbagallo. Extrait de l’album « Barbaghamon », 2021, à paraître

Animation réalisée par Nevil Bernard. 

Barbagallo avait déjà fait un remix sur la chanson Je brûle de Baptiste W Hamon de son album neuf titres Soleil, soleil bleu paru en 2019, dont nous vous présentions également la chanson titre en janvier.
Un album où Baptiste hésitait entre ses racines américaines, Coming home, ou Bloody Mary - en français, tournée comme un western mais chantée comme une tragédie , avec cette voix vibrante, si particulière – et ses chansons romantiques, crépusculaires : « Passent, passent, passent les semaines / De cauchemars en chrysanthèmes / Tremble encore l’horloge de Voltaire » (Le visage des anges). Dans la grande tradition des songwriters avides de grands espaces et d’idéal, tel Mon capitaine, comme des chanteurs-poètes français torturés, dont il mêle intimement l’inspiration. Il parle de rencontres, d’amours en partances ou en devenir, d’êtres dont les rêves sont trop grands, en peine ou en désespoir. Il faut l’écouter en duo avec Miossec chanter Hervé, ses espoirs déçus « « Paris c’est beau » les gars, c’est faux, quand on décrit Paris-bureau » et son départ voulu, «  il a sauté / Il s’est enfoui dans l’océan, il a brisé la société ».

Et tandis que Baptiste se brûlait à son soleil bleu, Barbagallo  parlait de ses Grands Brûlés, neuf titres sortis en mai 2021, expériences musicales et poétiques : Regarde, à partir d’un run out groove (message crypté sur d’anciens vinyles, comme un haïku caché), une rencontre en miroir, Debout, et son relent d’insurrection douce sur fond de musique électro « C’est une belle soirée pour déboulonner les idoles », ou Amour, de Simon Johannin, l’écrivain du féroce L’été des charognes, qui se ressource dans ce texte doux « La mer n’existe pas / Seul notre amour existe / Si tu veux bien de moi ». Ou met en musique, en un slow comme une mystérieuse prière, le poème Ouverture d’Eugène Guillevic. Infatigable Barbagallo, un an après son Tarabust, écoutez La paix

La rencontre du romantique folk et de l’expérimentateur pop, rapprochés par leur poétique audace, ne pouvait que faire des étincelles. On attend cette collaboration sur sept titres le 3 septembre.

 

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