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Djamel Allam, 1947-2018

Djamel Allam (photo DR)

Djamel Allam (photo DR)

« Rêve, rêve et fais les rêves du vent / Pleure, pleure et pleure les larmes de l’ennemi »… Quarante ans après il me vient encore souvent l’écho d’Argu ou de  M’ara d-yughal. Et de ses scènes au public mêlé, fait de Français et de Kabyles, unis dans une même fête joyeuse. C’est à la fin des années soixante-dix que Djamel Allam eut grande notoriété dans notre milieu de la chanson, par quatre albums parus chez L’Escargot (label qui avait alors à son catalogue Michel Bühler, François Béranger, Imago et Gilles Vigneault) et nombre de concerts, donnant large audience à la chanson kabyle moderne.

Après avoir pris ses premiers cours de musique au Conservatoire de Bejaia, où il est né, au lendemain de l’indépendance et entamé sa carrière au bled, Djamel Allam le Kabyle arrive en France au tout début des années soixante-dix. A Marseille d’abord. Puis dans la Capitale, précisément dans quartier Mouffetard, là où, de Vasca à Lavilliers, de Thiéfaine à Bertin, s’agglomèrent alors tous les prétendants à la chanson. Il décroche un beau jour un emploi à Radio-France où il fait connaissance avec Claude Villers. C’est lui qui le recommandera à ce petit label qu’est L’Escargot. C’est là qu’il sort son premier album Mara-d youghal (Quand il reviendra), son plus célèbre tube, puis Les rêves du vent en 1978, Si Slimane » en 1981 et Salimo quatre ans plus tard.

Djamel_AllamIl s’éclipse ensuite de l’Hexagone et de Fontenay-aux-Roses où il réside, retournant au pays où il y poursuit sa carrière. En 2001, il sort Gouraya, du nom d’une montagne près de Béjaïa. Puis Le youyou des anges…De près, de loin, il se produit sur de nombreuses scènes en Europe et en Amérique. C’est ainsi que, parfois, nous en avons des échos et que nous reviennent ses plus fameuses chansons, parfois des nouvelles. Il n’est pas faux de tenir Djamel Allam pour un des précurseurs de cette musique, de ce chant qui nous amenèrent plus tard des Khaled et des Taha. Ironie du sort, Rachid Taha est décédé cette même semaine.

« Elle m’a offert un poème triste / Que j’ai uni à une musique gaie / Sa violence fait dire aux gens attentifs / Que le monde va sûrement changer » (Rani Lah).

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