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Sur les premières chansons de Brassens

Brassens, eh oui ! (photo DR)

Brassens, eh oui ! (photo DR)

Pas d’inédits, pas de récentes découvertes cette fois. Nous connaissions ces premières chansons de Georges Brassens, longtemps restées dans l’ombre, ni interprétées en public ni enregistrées par le chanteur à la pipe à l’exception de quatre d’entre elles. Dès 1942, Brassens – qui depuis deux ans s’essaye discrètement à la chanson en parallèle de son activité de poète – concourt pour être admis à la Sacem afin de protéger ses textes. Il y est reçu comme parolier. Les premières chansons y étant déposées, de 1942 à 1949, font partie de la somme gigantesque (1500 pages) parue en 2007, déjà établie et annotée par Jean-Paul Liégeois, déjà au Cherche-Midi : Les Œuvres complètes de Brassens, livre de chevet s’il en est pour tout amateur de l’auteur du Gorille.

12821601_964203483627854_179117164973339182_nPas de surprises donc avec ce présent ouvrage, mais nouvel écrin et mise en valeur pour ces 68 chansons et parfois leurs variantes : on ne s’en plaindra pas. Pas nous.

Ainsi isolées du reste de la foisonnante production du natif de Cette, on peut mieux encore identifier ces chansons qui parfois en feront naître d’autres, qui en sont un peu le brouillon. Si ça peut en plus donner aux légions de repreneurs de Brassens des idées de reprises, ça nous changera des classiques trop souvent revisités.

En 1942, Brassens est à Paris. Sa première chanson déposée à la Sacem fut écrite deux ans auparavant pour une prénommée Lydia, dont il a fait la connaissance dans une rue de la Capitale : « Qu’est-elle devenue / La charmante inconnue / D’un soir de carnaval ? / Tout ce que je sais d’elle / C’est qu’elle était la plus belle / De tout le bal. » Les premières chansons déposées sont toutes d’un cœur battant, toutes faites d’amours, d’amourettes : « Vendanges, vendanges / C’était pendant les vendanges / Ses yeux / Étaient doux comm’ ceux des anges / Merveilleux / Comm’ les cieux. »

SIX CHANSONS « INÉDITES » PAR YVES UZUREAU En cadeau de ce livre, un CD six chansons interprétées par Yves Uzureau : « de(s) mélodies inédites (…) des archives abandonnées sont devenues des chansons vivantes. » Si ce disque est un petit bonheur, notons que les chansons y étant incluses ne sont pas toutes inédites à l'interprétation : trois d'entre elles (A l'auberge du bon Dieu, Un camp sous la lune et Loin des yeux, loin du cœur) figurent en effet sur le disque « Retour à Basdorf – René Iskin chante les inédits de Georges Brassens » sorti en 2003, distribué par Editions spéciales : Yves Uzureau en fut même arrangeur, directeur artistique, seconde guitare et choeur. Six d'entre elles (dont A l'auberge du bon Dieu) se retrouvent sur le disque Pensez à moi co-édité en 2011 par Télérama et La Cité de la musique à l'occasion de l'exposition « Brassens ou la liberté », interprétées par Bertrand Belin, François Morel et Olivier Daviaud. Ces chansons sont A l'auberge du bon Dieu, Quand tu m'auras quitté, Le passé m'échappe, Pensez à moi, Quand j'ai rencontré celle que j'aime, Son cœur au diable et Oui et non. Il y a tant et tant de repreneurs de Brassens que d'autres versions doivent exister de certaines de ces chansons de jeunesse (comme La Rouquiquinante qui elle aussi a gravé A l'auberge du bon Dieu). Soyons juste et reconnaissons que par Uzureau elles prennent tout de même un aspect plus alléchant que par la voix agée et tremblotante d'Iskin (décédé en 2005)

SIX CHANSONS « INÉDITES » PAR YVES UZUREAU
En cadeau de ce livre, un CD six chansons interprétées par Yves Uzureau : « de(s) mélodies inédites (…) des archives abandonnées sont devenues des chansons vivantes. » Si ce disque est un petit bonheur, notons que les chansons y étant incluses ne sont pas toutes inédites à l’interprétation : trois d’entre elles (A l’auberge du bon Dieu, Un camp sous la lune et Loin des yeux, loin du cœur) figurent en effet sur le disque Retour à Basdorf – René Iskin chante les inédits de Georges Brassens sorti en 2003, distribué par Editions spéciales : Yves Uzureau en fut même arrangeur, directeur artistique, seconde guitare et choriste.
Pour être complet, notons aussi que six des premières chansons publiées sur ce livre (dont A l’auberge du bon Dieu) se retrouvent sur le disque Pensez à moi co-édité en 2011 par Télérama et La Cité de la musique à l’occasion de l’exposition « Brassens ou la liberté », interprétées par Bertrand Belin, François Morel et Olivier Daviaud. Ces chansons sont A l’auberge du bon Dieu, Quand tu m’auras quitté, Le passé m’échappe, Pensez à moi, Quand j’ai rencontré celle que j’aime, Son cœur au diable et Oui et non.
Il y a tant et tant de repreneurs de Brassens que d’autres versions doivent exister de certaines de ces chansons de jeunesse (comme par  La Rouquiquinante qui elle aussi a gravé A l’auberge du bon Dieu).
Soyons juste et reconnaissons que par Yves Uzureau, excellent interprète de Brassens, elles prennent tout de même un aspect plus alléchant que par la voix âgée et tremblotante d’Iskin (décédé en 2005). Confier ces chansons à Uzureau est une autre bonne idée de ce livre-disque.

Entre mars 1943 et mars 1944, Brassens est à Basdorf, Allemagne, au STO. Là il finit ses amours, termine ses chansons entamées à Paris. Qui toutes parlent plus ou moins de choses sentimentales. Avec nostalgie : « Dans un camp sous la lune endormi / Il y avait quatre amis d’infortune / Qui parlaient de la blonde et de la brune / Dans un camp sous la lune endormi. »

La troisième partie de ce recueil rassemble les chansons de 1944 à 1949, dès lors qu’il revient à Paris en permission et oublie de retourner au STO. Aux amours viennent alors s’ajouter des lieux, des paysages. C’est en fin de ces années que naissent J’ai rendez-vous avec vous et Les amoureux qui s’bécott’ sur les bancs public dans presque la version que nous lui connaissons.

En neuf ans, vous voyons naître le Brassens chanteur, son écriture hésiter, s’affirmer. Page après page, c’est une œuvre qui sous nos yeux, fait ses premiers sourires, ses premiers rots, ses premiers mots : « Maman, maman, en faisant cette chanson / Maman, maman, je deviens petit garçon… » En cela, ce recueil-pouponnière est une merveille, à lire, à relire souvent.

D’autant qu’en guise de prologue, il est introduit d’un texte de Gabriel Garcia Marquez sur Brassens, écrit quelques jours après sa mort, en 1981, publié alors dans les colonnes du journal espagnol El Païs.

Georges Brassens, Premières chansons (1942-1949), Le Cherche Midi 2016, 192 pages + CD 6 titres, 17 €. Image de prévisualisation YouTube

12 Réponses à Sur les premières chansons de Brassens

  1. Gildas Thomas 3 avril 2016 à 12 h 08 min

    Pourquoi ces chansons n’étaient elles pas sorties plus tôt?? Si c’était un choix de Brassens de ne pas faire connaitre ces chansons, pourquoi les diffuser plusieurs décennies plus tad??? Il y a un vrai débat de fond là…

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  2. Jean-Marc Dermesropian 3 avril 2016 à 12 h 10 min

    C’est en effet un vrai débat que la propagation de tout ce que GB a écrit en non enregistré. Concernant les chansons de sa jeunesse, ce que je peux affirmer, l’ayant entendu de la bouche même de Pierre Onténiente dit Gibraltar, c’est que Brassens aurait dit à leur sujet :  » Faites ce que vous voulez de mes musiques mais jetez mes paroles à la poubelle « . Il avait dit aussi, mais cela est de notoriété publique :  » Si j’avais chanté ces chansons, on aurait dit que je fais du sous-Trenet et on aurait eu raison « . Voilà ma contribution à cette publication. Elle n’enlève rien au talent de mon ami Yves Uzureau, loin s’en faut, ni à celui de Jean-Paul Liégeois, mémoire indispensable de la chanson et de la poésie.

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  3. Bernard-Valérie Lonjon 3 avril 2016 à 12 h 25 min

    Bravo pour ce bel article… Oui un livre nécessaire même s’il n’y a pas d’inédit… Brassens en avait lui-même publié quelques-unes dans ses premiers recueils que le grand public ne connaît pas… Que Brassens n’ait pas eu d’enfant n’empêche pas que ce soit son neveu qui gère ses droits patrimoniaux (et plutôt bien d’ailleurs)… aucune question ne se pose… Cet ouvrage est bienvenu pour tous ceux qui ne connaissaient pas ces premières chansons.

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  4. Jean-Marc Dermesropian 3 avril 2016 à 12 h 54 min

    L’histoire de ces chansons de jeunesse commence un matin d’avril 2002, à l’heure du petit déjeuner à Vaison la Romaine. René Iskin, premier interprète des chansons de Georges Brassens alors qu’il partageait avec lui et d’autres camarades sa chambrée à Basdorf, nous présenta un cahier sur lequel étaient écrits soigneusement ces fameux textes. Il nous fredonna de mémoire les mélodies que Brassens avait composées. Jean-Yves Vincent et moi-même, guitare entre les mains, tentions comme nous le pouvions, de relever les accords. Une année passa. Yves Uzureau, avec le talent qu’on lui connait, accompagna René à la guitare. Cette rencontre donna naissance à un CD. La boucle était bouclée, René, premier interprète, grava enfin, quelques 60 années après les avoir entendues pour la première fois, les chansons que GB n’avait pas enregistrées. Le symbole est beau. L’année suivante, à Vaison, nous avons accompagné René qui fut surnommé  » le crooner de Vaison « . Il s’est produit ensuite dans d’autres festivals dont celui de Basdorf (mais ça, c’est une autre histoire, fort émouvante d’ailleurs). L’article rédigé par Michel Kemper est complet. Bravo. Tout est mentionné.

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  5. Véricel Isabelle 3 avril 2016 à 13 h 12 min

    Merci pour cet article. A la lecture d’un de vos confrères, j’avais cru que les chansons imprimées dans ce livre et l’interprétation de six d’entre elles étaient absolument inédites. Ce n’est donc pas le cas.

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  6. Michel Kemper 3 avril 2016 à 13 h 14 min

    Je crois avoir lu ce billet un peu vite fait qui, pas bien étoffé ni documenté, peut induire cette idée-là. Non, les 68 textes figurent déjà dans ce livre incontournable que sont les « Oeuvres complètes » de 2007 (réédition en 2014) au Cherche-Midi éditeur, que tout amateur de Brassens se devrait de posséder sur sa table de chevet. Et au moins trois des six chansons interprétées ici par Yves Uzureau ont déjà été interprétées auparavant. Le bandeau rouge figurant sur le livre, qui parle de 6 inédits, lui aussi peut effectivement induire en erreur.

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  7. Michel Trihoreau 4 avril 2016 à 17 h 53 min

    Oui, bel article pour un beau livre.
    J’avoue que je me suis méfié en le recevant. Pourtant le sérieux habituel du travail de Jean-Paul Liègeois et la caution de Serge Cazzani m’incitaient à y voir de plus près. Je fis bien : outre le caractère documentaire qui permet de trouver les ébauches ou les versions antérieures de chansons connues, le style de Brassens est déjà là, pas encore bien mûr, si l’on compare avec l’œuvre à venir, mais d’une fraîcheur revigorante. Ces chansons de jeunesse valent bien plus que bien des chansons enregistrées, reconnues et établies de chanteurs d’aujourd’hui… « et je ne veux nommer personne ! »
    Bref un livre indispensable à tous ceux qui aiment Brassens.
    Merci à Michel Kemper et à Jean-Marc Dermesropian d’avoir rappelé les enregistrements de René Iskin, premier interprète de Georges, quelques années avant sa mort.

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  8. Yves UZUREAU 10 avril 2016 à 17 h 16 min

    Un déjeuner à Chatou

    Un titre qui résonne comme celui d’un tableau d’Auguste Renoir…

    « L’histoire de ces chansons de jeunesse commence » – en ce qui me concerne – un dimanche d’avril 1999.

    Je ne l’ai jamais racontée de manière publique ; la voici livrée ici pour la première fois.

    René Iskin et Gibraltar, avec lesquels j’entretenais des relations amicales depuis mon passage à Bobino deux ans auparavant, me donnèrent un jour rendez-vous chez René dans sa maison de Chatou pour un déjeuner dominical en compagnie des femmes respectives dont nous étions les maris… Nous nous étions déjà retrouvés de nombreuses fois autour d’une table mais il régnait ce jour-là une ambiance empreinte d’une joie et d’une bonne humeur particulières : le soleil qui brillait fort ce midi, peut-être ? Bien sûr, comme d’habitude il y fut question de celui qui nous réunissait tous, et Gibraltar et René, en complices de la première heure, ne manquaient pas d’anecdotes à raconter.

    Il y fut question, au détour d’une réflexion savamment orchestrée je pense, d’un sujet dont j’ignorais tout à l’époque : les chansons que René avait mémorisées au STO et dont il se souvenait encore 56 ans après avec une précision inouïe. À ce titre et sur ce sujet précis, René était le seul à posséder ce trésor d’Ali Baba des toutes premières chansons de son ami. Certes, Brassens avait bien déposé ses textes à la SACEM mais pas les musiques. Seule la mémoire intacte de René faisait depuis office de tabernacle.

    C’est juste après le dessert, au moment de servir les cafés, que l’événement inattendu que je m’apprête à décrire se déroula… Alors que Michou, la femme de René, déposait les tasses sur la table, René qui avait discrètement disparu un instant revint avec dans les yeux un éclair de malice et en main un cahier sur la couverture duquel on pouvait lire : Chansons de Basdorf. De son côté, Gibraltar, tel un magicien sortant un lapin de son chapeau, déposa au milieu de la table un enregistreur à cassettes dont il enfonça d’un index de connaisseur la touche « record ».

    Durant une heure et demie, le temps de la durée de la cassette, René, debout devant la table, égrena une à une les chansons du carnet en illustrant sa démonstration de quelques commentaires et anecdotes.

    Le tableau se précisait… Ce n’était pas du Renoir mais du Brassens ! Je tombais littéralement des nues, découvrant ainsi de première main l’histoire de Basdorf, du STO, des chansons de jeunesse et des amis de Brassens.

    Au claquement caractéristique indiquant la fin de la bobine… Gibraltar, qui s’était improvisé pour l’occasion régisseur en chef, éjecta la cassette du magnétophone. Il y eut un moment de flottement… René et Pierre me fixèrent d’un air entendu. Pierre me tendit la cassette et j’entendis : « Tiens, c’est pour toi. »

    Je compris instantanément que deux amis intimes de Brassens venaient de me faire un cadeau d’une valeur inestimable et ce n’est pas le ciel qui m’est tombé sur la tête à cet instant mais le soleil tout entier qui s’est engouffré dans mes veines.

    Bien entendu, par la suite, j’ai exploré avec l’application d’un archéologue ces précieux enregistrements a cappella de René et effectué moi-même un premier relevé des harmonies de la plupart des chansons.

    C’est en 2002, afin d’apporter une suite logique à cette belle histoire, que j’ai proposé à René de produire et enregistrer le disque « René chante Georges », chez moi dans mon propre studio. Il me semblait que le premier interprète de Brassens qu’il était méritait bien à son tour un disque.

    Par la suite et jusqu’à la fin de sa vie j’invitais régulièrement René, durant mes spectacles, à venir interpréter en public, accompagné par mes musiciens et moi-même, l’une ou l’autre des chansons de « son » disque ! Dire que René était heureux serait un pâle euphémisme…

    Puis en 2003 ces mêmes enregistrements du CD René chante Georges furent distribués avec un nouveau livret sous le titre « Retour à Basdorf » par la société Productions spéciales.

    Enfin, en 2004, René et Jean-Yves Vincent sont venus chez moi enregistrer « De Basdorf à Florimont ».

    Voilà pour ce qui est de mon historique personnel.

    En ce qui concerne les musiques des chansons du disque « Pensez à moi », coédité en 2011 par Télérama et la Cité de la musique à l’occasion de l’exposition « Brassens ou la liberté », interprétées entre autres par François Morel, je précise que ce ne sont pas celles de Georges Brassens ; elles ont été signées pour l’occasion par Olivier Daviaud.

    Les six chansons que je chante sur le CD accompagnant « Georges Brassens – Premières chansons (1942-1949) », qui vient de paraître aux éditions du cherche midi sous le contrôle de l’excellent Jean-Paul Liégeois, sont au plus près des textes de Brassens déposés par lui-même à la société des auteurs dans les années 1940 et au plus près des musiques que m’ont confiées René Iskin et Pierre Onténiente ce beau dimanche d’avril 1999, impressionniste et ensoleillé de Chatou.

    D’autres musiques encore, correspondant à d’autres textes de ce livre, figurent sur la cassette en ma possession.

    L’avenir de ces chansons appartient à M. Serge Cazzani seul, gardien du temple.

    Bien amicalement,
    Yves UZUREAU
    http://www.yves-uzureau.com

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    • NosEnchanteurs 10 avril 2016 à 20 h 57 min

      Merci, Yves Uzureau, pour de telles confidences et informations aujourd’hui publiées !

      Répondre
  9. Michel Kemper 12 avril 2016 à 16 h 29 min

    Un certain n’en loupe pas une pour tenter de moucher NosEnchanteurs chaque fois qu’il peut.
    Pour avoir consacré dans son blog un article sur ce livre-disque, article dans lequel il laisse clairement entendre que ces premières chansons sont inédites (alors qu’elles ont été publiées par la même éditeur neuf ans avant dans les Œuvres complètes) et que les six chansons du disques le sont tout autant, il ose, en auto-commentaire d’un de ses nouveaux articles qui reprend in extenso la très belle contribution que nous a faite Yves Uzureau : « Parmi les imprécisions lues ça et là, il a été question des chansons dans l’album « Pensez à moi » avec quelques uns de ces textes inédits, mais les musiques ne sont pas de Brassens, comme le précise Yves Uzureau. On peut donc considérer que la version avec les musiques de Brassens est « inédite » d’autant que l’album « Pensez à moi » n’a pas été distribué dans les circuits publics… »
    Doit-on considérer, comme l’ose un certain, que le disque « Pensez à moi », acheté dans le commerce (sauf à penser qu’une librairie n’est pas dans le commerce), disponible également par correspondance, n’a pas la valeur d’un disque ? Est-ce en déduire que tous les disques vendus sur le net ou au cul du camion à la fin des concerts ne peuvent prétendre au statut de disques, qu’ils n’en sont pas ? Un peu irrespectueux pour les artistes… Ça revient à dire que si votre disque n’est pas à la Fnac, ce n’est pas un disque.
    D’ailleurs nous n’avons jamais dit que quelques unes des chansons du disque « Pensez à moi » était parmi les six du CD d’Yves Uzureau (seule une d’entre elle est commune : « A l’auberge du bon dieu »). Nous avons simplement dit que six d’entre elles figuraient parmi les 68 « premières chansons » de Brassens imprimées sur ce livre, cette présente édition.
    Par contre – c’est facile de vérifiez, qu’on nous relise – nous disons bien que parmi les « 6 chansons inédites » interprétées par Yves Uzureau, trois ne sont pas inédites, car auparavant déjà interprétées, paroles et musique de Brassens, par René Iskin, sur un disque dont la direction artistique était assurée par Yves Uzureau.
    Un certain s’emmêle donc méchamment les pinceaux. Il n’a pas choisit le bon sujet pour tenter de contrer NosEnchanteurs.

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  10. DENIS 13 avril 2016 à 7 h 49 min

    Je me suis acheté ce très beau livre, suite à votre article d’ailleurs. Rien à y redire si ce n’est que le bandeau en caractères blancs sur fond rouge « CD OFFERT 6 CHANSONS INEDITES » n’est, je le confirme, pas tout à fait exact : trois chansons figurent déjà parmi les quatre « inédits » du disque « Retour à Basdorf – René Iskin chante les inédits de Georges Brassens » enregistré et mixé de décembre 2002 à février 2003. Votre contradicteur ne doit pas posséder ce CD document.

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  11. Valérie Suder, ex "Productions Spéciales" 13 avril 2016 à 20 h 33 min

    Valérie Suder a été co-gérante de la Société Productions spéciales, important catalogue de disques (Les Blérots de R.A.V.E.L, Nord, Lulu Borgia, Vegomatic, La Rasbaïa, Claude Astier, Gérard Pitiot, Baoban, Marc Havet, Rue d’la gouaille, etc.) qui à l’époque a pris en distribution le fameux disque de René Iskin Retour à Basdorf (produit par Yves Yzureau, par son association Chrysalide, à Lagny-le-Sec, dans l’Oise ; le studio personnel d’Uzureau, où fut enregistré ce disque, porte ce même titre). Amie de longue date de NosEnchanteurs, surprise que nous en ayons un exemplaire, Valérie Suder témoigne de ce disque qui, sans que la distribution ne soit nullement confidentielle, se serait alors vendu à peu d’exemplaires :

    « Oui, je me souviens de ce disque ; c’était la fantaisie de mon (ex) mari qui était fou de Brassens. Ce n’est pas nous qui l’avions produit, nous assurions juste la distribution. Si on en a vendu quelques exemplaires, c’est bien le maximum. Mais il était référencé dans toutes les enseignes de l’époque, un large réseau de distribution, nationalement. Même si on en a pas mis beaucoup dans chacun des bacs, ce n’était pas une distribution confidentielle. A Productions spéciales, aucun disque ne pouvait sortir s’il n’était pas diffusé de partout. »

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